Fiction n°1 - chapitre 4:

Fiction n°1 - chapitre 4:
-Euh oui, en fait, c'est notre classe. Et c'est juste la salle là. Comment est-ce que tu t'appelles?
-Je m'appelle Arthur. Merci beaucoup. Vous rentrez ou... 
-Oui on va rentrer ok Seb? »
Je le regarde toujours, sans rien dire. Hypnotisé par cet homme, mon c½ur bat de plus en plus vite. Je ne le connaît même pas, et je suis attiré par lui comme un aimant. Je sens que Laetitia me secoue légèrement. Elle m'a posé une question. Je redescend de mon nuage et la regarde sans comprendre.
« -Hein? Quoi? Pardon je n'ai pas suivi tu disais?
-On rentre? »
Oh ce n'est que ça? Bon ben oui alors. On entre tous les trois dans la salle de cours sous les regards des autres élèves. Arthur va voir la prof qui lui demande de se présenter. Je n'écoute rien, trop occupé à mater cette bombe. Je ne peux pas croire que je réagisse comme ça pour un mec. Puis la prof lui demande de s'asseoir la où il reste de la place. C'est-à-dire à côté de moi vu que ce matin, personne n'a voulu être mon voisin. Je suis ravi d'entendre cette nouvelle. Il s'approche donc de moi en me souriant, le regard malicieux.
« -Ça va mieux? T'avais pas l'air bien tout à l'heure...
-Ouais ça va mieux merci. Quelques problèmes en ce moment mais rien d'important.
-D'accord. Et au fait, comment tu t'appelles?
-Sébastien.
-D'accord, Sébastien, j'ai hâte de faire plus ample connaissance. »
Je lui souris, lui aussi. Je ne sais pas si je dois lui dire que je suis homo. Pour l'instant je ne dis rien mais je sais qu'il va vite le savoir si les autres se comportent de la même manière que ce matin. Pour le moment je vais profiter d 'avoir un ami. Les derniers cours de la matinée se passe assez rapidement à l'aide d'Arthur avec qui je m'entends très bien. Mais quand la cloche sonne midi, mon sourire s'éteint. Je ne veux pas qu'il apprenne que je suis gay. On a beaucoup discuté et j'ai appris qu'il mangeait à la cantine comme moi. Je sens que je vais souffrir... On sort de la salle de cours et nous nous dirigeons tous vers la cantine, comme des mouton dont le ventre crie famine. Je me cache le plus possible, je me fais discret mais peine perdue. Fabien et son groupe arrive vers nous.
«-Alors ptite pute? Comment ça va? Tu te remets de hier soir? Ton nouvel ami est au courent j'espère! Hein, Arthur? Sébastien t'a parlé de son petit secret qui n'est plus tellement un secret?
-Non ne lui dit pas je t'en pris Fabien ne lui dit pas...ne gâche pas ça... »
Il ne dit plus rien, à l'air de réfléchir et finalement sourit en s'approchant de l'oreille d'Arthur.
« -Il est GAY! »
Fabien avait prononcé ce dernier mot en criant pour que tout le monde l'entende. Je me sentais tellement faible et idiot. C'est sûr, Arthur ne voudra plus être mon ami. Il va me trouver dégoûtant, comme les autres et me laisser tomber...Pourtant, après ce que vient de lui dire mon pire ennemi, il me regarde... mais pas comme les autres. Il y a comme un doute, un espoir une interrogation dans ses yeux. Je ne sais quoi en penser.
«-Et alors? Qu'est-ce que ça change qu'il soit homo ou hétero?
-Quoi?...ah, je comprends...tu est aussi qu'un pauvre PD. Hum vous formeriez un couple magnifique. C'est con pour vous qu'ici personne n'aime les homo... »
Et il m'envoya un coup de poing dans le ventre. Je m'effondre de douleur en hurlant. Je vois Arthur prendre ma défense mais il n'est pas assez fort par rapport à Fabien. Je tente de me relever en vain. Un pion nous gueule dessus et envoie Fabien et sa bande d'idiot manger. Arthur m'aide à me relever et m'emmène à l'infirmerie.
« -Non, attends, c'est bon ça va. Je veux pas aller à l'infirmerie. Ça va passer, c'est juste un coup... »
Il s'arrête, me regarde, puis m'aide à m'asseoir par terre dans un couloir désert. On est côte à côte, ma main est toujours sur mon ventre tellement la douleur est intense et lui me regarde.
« -Tu sais...
-Merci...merci beaucoup d'avoir voulu prendre ma défense. Je t'en suis reconnaissant. Tu trouve ça sans doute éc½urant et pas normal du tout. Et je comprendrais très bien que tu ne veuille pas rester avec moi, être mon ami. Merci encore... »
Je m'arrête là. Je pense qu'il a comprit. J'attends qu'il se lève et s'en aille. Mais il ne le fait pas. Il me regarde toujours, avec ses yeux malicieux puis me sourit.
« -Sébastien, je suis comme toi...j'aime les hommes, tout comme toi. »

# Posté le mardi 04 mars 2008 07:32

Modifié le vendredi 27 février 2009 17:22

Fiction n°1 - chapitre 5:

Fiction n°1 - chapitre 5:
Je ne peux pas le croire. Je le regarde plus intensément qu'auparavant. Comment ai-je fais pour rester avec un mec sans savoir qu'il était gay comme moi?! On commence à rire, rire ensemble. Nous deux, seul dans ce couloir. Et puis, nous nous regardons profondément, les lèvres brûlantes de désir. Celles-ci se rapprochent, lentement, elles s'effleurent...mais je ne peux pas. Je recule ma tête soudainement, reprenant conscience de la réalité. Je me suis fait avoir une fois, ça n'arrivera plus.
« -Excuse-moi lais je ne suis pas sûr qu'on doivent faire ça...
-Pourquoi? Si on est PD tous les deux, je ne vois pas où est le problème?
-Mais ce ne n'est pas parce qu'on est PD tous les deux qu'on doit sortir ensemble, s'embrasser, etc...
-Hum...c'est pas faux. En plus, on ne se connaît même pas! Bon alors je te propose quelque chose: On peut essayer de faire plus ample connaissance en sortant au cinéma par exemple ou en se fréquentant tous les deux, et on verra où cela nous mène au fil du temps ok?
-Ça marche! Bon allez, viens, on va manger! »
On se sourit et il m'embrasse sur la joue. On se lève et allons à la cantine. Dans la file d'attente du self service, un petit jeu se met en place entre Arthur et moi. On se connaît à peine mais déjà une complicité nous lie. Nous étions tous tellement serré que quelque chose de volontaire pouvait facilement passer pour involontaire: durant tout le quart d'heure d'attente, je sentais des mains baladeuses se poser sur mon cul ou un peu partout sur mon corps. Bien sûr, je savais que c'était Arthur mais je ne disais rien et avais le même comportement que lui. Je profitais de ce moment de complicité. Une fois à table, on commença à parler comme deux amis « normaux ». Il me parla de sa famille et de l'endroit où il vivait avant d'emménager ici. Puis la conversation dériva soudainement:
« -Dis, c'est bizarre mais avant dans la file, y a quelqu' un qui arrêtait pas de me toucher mais j'ai pas eu le temps de voir qui c'était. T'aurais rien remarqué toi? »
Il m'a dit ça avec un sourire à tomber par terre et son regard malicieux, brillant, plein de vie. Je décida d'entrer dans son jeu:
« -Tiens, c'est bizarre parce que c'était la même chose pour moi! Je me demande bien qui était ce pervers qui se baladait dans la file d'attente sans se gêner.
-Moi aussi, mais ne t'inquiètes pas je mènerais mon enquête. Mais je ne pense pas que j'aurais besoin d'aller chercher très loin... »
Son sourire s'accentua d'avantage et je compris vite pourquoi. Je sentis l'une de ses jambes caresser les miennes et monter progressivement vers mon entre jambe. Arrivé à destination, Arthur appuya doucement et je dus retenir un gémissement. Mais en essayant de porter ma fourchette à ma bouche, je rata l'entrée et visa ma joue. Ma fourchette tomba par terre et Arthur était mort de rire devant ce spectacle. Il avait rangé ses jambes mais une idée traversa mon esprit pervers: Je me baissa sous la table, faisant mine de chercher ma fourchette, et je me dirigea vers la ceinture d'Arthur que je défis. J'entendis une fourchette tomber après un sursaut phénoménal de la part de son propriétaire. Je souris en descendant sa braguette. J'essayais d' imaginer la tête d'Arthur au dessus de la table. Mes mains se glissèrent dans son jean et commencèrent à caresser son sexe par-dessus le boxer. Je le sentis se contracter et soupirer pour s'empêcher de gémir. Je sentis également la chose sous ma main se durcir progressivement. Je souris encore d'avantage, amusé par l'effet que je lui faisais. D'un coup, il enleva mes main de l'endroit où elles se trouvaient, passa sa tête sous la table et me chuchota.
« -Mais enfin t'es fou! C'est pas l'endroit pour faire ça. »
Je ris, referma sa braguette et sa ceinture, récupéra les deux fourchettes et retourna à ma place. J'étais toujours tout sourire et je le regarda tout le reste du repas.
*~*
Le reste de la journée se passa sans trop d'encombres. Je me faisais traiter de tous les nom à cause de ma sexualité mais je m'en moquais. A présent, j'avais un véritable ami qui était comme moi. Le soir, après les cours, je lui proposa de venir chez moi ce qu'il accepta.
Arrivé dans mon humble demeure, je présenta Arthur à mes parents puis nous sommes monté dans ma chambre. La porte fermée, je ne sais pas quoi faire. C'est vrai, on est gay tous les deux et avec ce qu'il c'est passé à la cantine...alors là, comme ça tous les deux dans une chambre! Il observe la pièce puis il me regarde. On ne dit rien mais nous savons tous deux ce à quoi l'autre pense. Il s'approche alors de moi, le regard malicieux comme toujours, je lui souris. Il passe une main dans mes cheveux, caresse ma joue, je ferme les yeux. Je me sens si bien en sa présence alors que pourtant, on ne se connaît que depuis ce matin. Est-ce normal? Je le prends par la taille et approche mes lèvres des siennes. Nos bouches entre en contact. Un contact osé, doux, tendre. Je sens la langue de mon ami sur mes lèvres et je la laisse rejoindre la miennes. La main d'Arthur descend de ma nuque vers mon entre jambe, glissant sur mon torse. Il avance, me poussant contre le mur, mais je l'arrête.
« -Arrêtes, stp arrête...je ne peux pas faire ça, je ne peux pas te faire confiance. On m'a déjà eu une fois, je ne veux pas que ça recommence...
-Ok...ok je suis désolé, c'est vrai je n'aurais pas dû... »
Il s'écarte de moi, passant une main dans ses propre cheveux en signe de gêne. Après un silence, il me demande:
« -Mais dis-moi...qu'est-ce qu'il c'est réellement passé avec Fabien? Pourquoi il te traite comme ça?
-Euh...je ne...
-Si tu n'as pas envie d'en parler, je ne t'oblige pas mais sache que si tu en a besoin, je suis là. »
Je le regarde, j'hésite, mais finalement c'est vrai, c'est mon ami, je peux lui faire confiance et lui dire. De toute façon, vu que tout le lycée et déjà au courent!
« -Et bien figures toi qu'il y a à peine trois petites semaines, j'étais tout ce qu'il y a de plus hétero. Je sortais et couchais avec toutes les salopes que je trouvais sur mon passage. Mais voilà, sans que je m'y attende, je suis tombé amoureux de Fabien...j'ai réfléchi beaucoup et... »
Je fis une pause. Contre tout attente, Arthur m'écoutait. Il m'écoutait vraiment, en me regardant droit dans les yeux, les sourcils froncés, ne disant rien...Je pris alors confiance en moi et continua mon récit:
« -...et je lui ai avoué mes sentiments. J'ai eu tort! Je me suis fait insulter, rejeté et il en avait parlé à tout le monde, tout le lycée était au courent. Mais il revenu me voir et me demander une deuxième chance. Il m'a emmené chez lui... »
J'avais du mal à raconter cette histoire. Elle me faisait mal, très mal. Des larmes perlaient au coins de mes yeux. Arthur me prit la main pour m'encourager à continuer, pour me montrer qu'il était là.
« -Et il...il m'a...violé...je m'en veux tellement d'avoir pu croire qu'il pouvait m'aimer. Tout ce qu'il voulait, c'était se foutre de ma gueule! Se foutre de ma putin de gueule de gay!! Me faire mal et le dire à tout le bahut! Juste pour prouver à tout le monde que j'étais homo, il m'a violé! Et ce connard y a pris du plaisir!!... »
J'ai fini en criant presque. Je me calme, ne dis plus rien, j'attends. Je me sens comme libérer d'un poids, d'un fardeau. Parler de ce que je ressentais, rien ne m'avait fait plus de bien. Quelques secondes passent. Nous on se tait. Puis Arthur s'approche de moi et m'enlace doucement. Alors je pleure. J'ai honte mais je pleure parce que je veux lui faire confiance. Il me chuchote des mots à l'oreille mais je ne les comprend pas. Il se veut rassurant c'est l'essentiel. Puis nous nous séparons et il me regarde en me souriant. C'est un sourire triste mais je lui réponds car je veux sourire pour lui. Il essuie les larmes qui ont coulées sur mes joues et m'embrasse sur l'une d'entre elles. Il me dit ensuite qu'il doit rentrer. Je le raccompagne jusque chez lui, parce que je ne veux pas qu'on se sépare. Je voudrais rester avec lui tout le temps. Mais je sais bien que c'est impossible. Arrivé devant son immeuble, on se regarde à nouveau, pour la énième fois de la journée, toujours ce même regard, malicieux...Il glisse une main sur mon cou, jusqu'à ma nuque, se penche sur moi et m'embrasse tendrement. Je le laisse faire en répondant à son baiser. Celui-ci reste en surface et prend fin. Arthur me sourit et rentre chez lui, sans un mot. Ets-ce que je suis amoureux de lui? Ou bien c'est juste le fait de savoir qu'il est comme moi qui m'attire? Non c'est impossible...lorsque je l'ai vu pour la première fois, je ne le savais pas et j'ai tout de même senti mon c½ur changer de rythme. Je réfléchis à tout ça sur le chemin vers chez moi. Je suis à présent sur mon lit, les bras derrière ma nuque, le sourire aux lèvres. Oui, en fait je crois que suis heureux comme ça. Je me sens bien avec Arthur. Je ne sais pas encore si je veux sortir avec lui parce que je ne suis pas sûr d'être amoureux et je ne veux pas faire d'erreur. Pas avec lui. Je ne veux pas le perdre. Je m'endors ainsi, content d'être là.
*~*
Le lendemain, lorsque je sors de chez moi pour aller en cours, Arthur est assis devant ma porte. En me voyant, il me sourit.





# Posté le dimanche 09 mars 2008 07:11

Modifié le vendredi 27 février 2009 17:31

Fiction n°1 - chapitre 6:

Fiction n°1 - chapitre 6:
« -Bonjour toi, comment ça va?
-Ça va bien. Qu'est-ce que tu fais là?
-Ben je viens te chercher pour aller en cours!
-Ah...c'est gentil, je m'attendais pas.
-En fait je peux plus me passer de toi et je voulais te faire la surprise. »
Il se lève enfin et me fait un bisou sur la joue, avec un sourire magnifique.
*~*
Depuis hier, mon histoire avec Fabien c'est un peu tassée et je me sens moins persécuté. Ou peut-être est-ce seulement le fait d'être avec Arthur qui m'enlève cette impression. Quoi qu'il en soit, je me sens bien, comme dans une bulle, protégé de tout grâce à lui. La journée est passée très vite et Laetitia l'a passé avec nous. C'est une fille super. La seule fille en qui j'ai confiance... Demain, c'est samedi et il n'y a pas cours. Arthur m'a fait savoir que ses parents partaient souvent en week-end tous les deux à l'étranger. Il m'a dit que si c'était le cas, je pouvais venir chez lui tout le week-end. Je suis donc chez moi à attendre son coup de téléphone pour me donner confirmation de ce programme.
Dring!!!
« -allo?!
-Seb? C'est Arthur. C'est pour te prévenir que tu peux faire ton sac et venir chez moi, y a plus personne!!
-Oh génial, j'arrive tout de suite!! »
Je me sens pousser des ailes tellement je suis heureux d'aller passer un week-end entier avec Arthur, seul chez lui!!! Une fois arrivé, il m'ouvre la porte avec une joie non dissimulé. En gros, il me saute quasiment dans les bras, avec un gros bisou en prime. J'entre et il court un peu partout dans l'appartement en me demandant si je veux manger, boire, etc...mais dès qu'il repasse près de moi, je le retiens par le bras et l'arrête:
« -Arthur...je n'ai besoin de rien...seulement toi... »
Je m'approche de lui tout doucement et le prend dans mes bras. Il met longtemps à réagir et à me sérer à son tour. On reste comme ça plusieurs secondes. J'ai des frissons partout. Est-ce que c'est comme ça pour lui aussi? Est-ce que c'est ça l'amour? Il me propose de regarder un film. J'accepte. Le film s'appelle « PS: I love you ». Dès le début, on est collé l'un contre l'autre. Ma tête est posée sur ses genoux et il me caresse les cheveux. C'est une histoire d'amour et quand je vois les deux personnages principaux s'embrasser tendrement, je ne peux m'empêcher de me demander si Arthur pense à la même chose que moi. Car, dans ces moments là du film, je sens toujours son c½ur battre plus fort, tout comme le mien d'ailleurs. Je ne sais pas si je peux faire un premier pas vers mon ami. Mais après tout, qu'est-ce que j'ai à y perdre? Pas grand-chose je suppose...Alors je me décide à le regarder droit dans les yeux dans la pénombre de la pièce. Je le regarde intensément, me disant « embrasse moi embrasse moi embrasse moi... ». Et je vois sa tête se pencher lentement vers mon visage. Il a l'air hésitant, il n'est pas sûr mais oui à présent. Je passe ma main derrière sa nuque pour lui faire comprendre que c'est bon, il peut m'embrasser. Ce qu'il fait. Un baiser doux, lent, fruité, passionné, inoubliable. Puis on se regarde.
« -Est-ce que ça veut dire...qu'on...sort ensemble?
-Je...je dirais que oui. »
Il me sourit et m'embrassa à nouveau. A la fin du film, on reste encore un peu dans le noir, savourant cet instant magique. Ensuite il se lève et va préparer à manger. Moi je vais prendre une douche. Ça est, j'ai un copain, un amoureux, appelez ça comme vous voulez, je m'en fou je suis heureux et je l'aime. Je redescends sans bruit et le voit surveiller la cuisson de je ne sait quel plat. Je m'approche et le prends par la taille embrassant son cou.
« -Ça sent bon, qu'est-ce que c'est?
- Spaghetti bolo! Dis moi j'ai pensé à un truc. Je veux pas que tu te fasses des idées sur moi. Tu sais, si ce soir tu veux dormir sur un lit à part du mien, y a aucun problème...je veux dire, ce n'est pas parce que on sort ensemble qu'on doit absolument faire l'amour ce soir...Maintenant que je sais pour Fabien et toi, je peux comprendre que tu ne te sentes pas capable de revivre ça tout de suite.
-Hum. Mais, je dois bien comprendre par là que toi...tu as...déjà euh...de l'expérience?
-...euh oui mais ça ne change rien, je ne veux pas te brusquer, prends ton temps je t'en pris. C'est important.
-D'accord, je remercie de me dire ça. Mais je pense qu'on peut quand même dormir ensemble ce soir...même si on ne fait rien, je veux rester avec toi. »
Il se retourne, me sourit et m'embrasse langoureusement. On mange, il prend sa douche et on se couche. Nos corps à moitié nus l'un contre l'autre, je me sans bien. J'ai ma tête dans son cou et il me caresse le dos. Je pourrais rester ainsi des heures et des heures tellement c'est agréable. Les bras d'Arthur son comme une protection. Avec lui je me sens en sécurité et il a toute ma confiance. Jamais il ne me fera de mal. Je l'espère en tout cas! Et puis je réfléchis..est-ce que j'ai envie de faire l'amour avec Arthur là, tout de suite? Et je me rends compte qu'encore une fois je ne sais pas.
« -Arthur?
-Moui?
-Quand est-ce que je saurais quand je serais prêt?
-euh...ben je sais pas. Est-ce que tu as peur?
-Oui, et ça j'en suis sûr.
-Saches que tu peux me faire confiance. Je ne ferais rien tant que tu ne m'a pas dis que tu le veux.-Bon...Arthur? »
Je me redresse et le regarde un instant, j'hésite.
« -...je le veux. »
Il me regarde, étonné de ma soudaine prise d'initiative. J'avoue que je m'étonne moi-même et j'espère ne pas regretter ce que je viens de dire. Il n'a pas l'air de réagir, alors je prends sa tête entre mes mains et l'embrasse chastement.
« -Arthur, je veux faire l'amour avec toi, maintenant.
-Si tu en es sûr...
-Certain. »
Je parle vite, pour ne pas me laisser le temps de réfléchir. Mon c½ur bat de plus en plus vite, de plus en plus fort. Il me prend par la taille et va chatouiller mon cou avec ses lèvres. Nous sommes collé l'un contre l'autre, à genoux sur le lit. Tellement collé que je sens son c½ur battre aussi fort que le mien. Ça me rassure. Il me dit de me laisser faire, de me laisser aller, que tout ira bien. Ces chuchotements me font frissonner. Il me pousse pour que je m'allonge sur le lit et se met à califourchon sur moi. Je reconnais son sourire pervers accroché à ses lèvres. Ces lèvres qui viennent s'accrocher aux miennes passionnément. Arthur plonge dans mon cou, y laisse de petites marques puis entame une descente vertigineuse le long de torse pour remonter ensuite titiller mes tétons. Ma respiration se fait plus forte, la chaleur augmente. Je ferme mes yeux. Je sens sa langue faire le tour de mon nombril. Arthur caresse mon sexe à travers le boxer. Je gémis doucement, je ne m'y attendais pas. Il remonte et m'embrasse. Nos langues tournent ensemble un instant, pendant que les mains de mon amoureux s'affairent à enlever mon boxer. Il prend ma virilité entre ses doigts et je gémis dans sa bouche qui continue de m'embrasser. Puis il redescend et dépose un baiser sur l'extrémité de mon membre bien gonflé.
« -Han...Arthur...c'est tellement bon... »
Il sourit et sa bouche se referme entièrement sur mon sexe. Ma tête par en arrière avec un petit cri de plaisir. Il fait des vas et viens. Ma bouche est ouverte, je respire difficilement, le plaisir est trop intense. La langue d'Arthur glissant sans arrêt sur toute la longueur de ma verge me fait tant de bien...Au bout de plusieurs longues secondes, je me libère dans sa bouche. Lui, il sourit, fier de sa performance. Il m'embrasse.
« -Sébastien, je dois te dire que je ne veux pas que tu regrette d'avoir pris cette décision si vite. Alors...alors je crois qu'on va s'arrêter là pour ce soir d'accord?
-...euh, bon ok, je te fais confiance. »
Il me sourit, m'embrasse une nouvelle fois et se couche à mes côté. Je le prends dans mes bras. J'ai tellement aimé ce qu'il m'a fait...
« -Merci Arthur. »
Il ne me répond rien mais il sourit et embrasse mon torse.
*~*
Le lendemain, je me réveil, Arthur est à mes côté. Il dort encore. Hum...il est tellement beau. Je lui fais un bisou et me lève sans le réveiller. Je m'habille vite fait et vais à la boulangerie acheter des petits pains au chocolat. Je prépare ensuite toute la table du petit déjeuné et mon chéri se lève, l'esprit dans le brouillard.
« -'lut...
-Bonjour!! T'es pas en forme toi le matin!. »
Je rigole et vais le prendre par la taille pour l'embrasser chastement. Il se frotte les yeux, me regarde, puis regarde la table. Ses yeux deviennent tout ronds et sa bouche s'ouvre lentement. Je ris encore plus. Il es trop marrent le matin à peine 8h! Il fini par rire avec moi et nous nous installons pour manger notre délicieux repas.
« -C'est super gentil d'avoir acheté des petits pains. Merci c'était super bon et ça réveil.
-De rien c'est normal. Je vais à la douche maintenant ok?
-Non. Je rectifie: Nous allons à la douche! »
Je me demande si il est sérieux où pas. Et oui, d'après son regard malicieux comme toujours, il a l'air sérieux. On va donc dans la salle de bain tous les deux et je commence à me déshabiller. Il me regarde faire. Il ne reste que mon boxer mais je m'arrête.
« -Qu'est-ce qui a? Tu compte prendre ta douche tout habillé ou tu enlèves tes fringue un jour? »
Il secoue la tête de droite à gauche, puis me fixe perversement, les yeux brillants.
« -Je veux que se soit toi qui le fasse. »



# Posté le jeudi 13 mars 2008 15:16

Modifié le vendredi 27 février 2009 17:49

Fiction n°1 - chapitre 7:

Fiction n°1 - chapitre 7:
Quoi? Il veut que MOI je le déshabille? Bon ok. Je relève le défi. Je m'approche de lui, doucement, le regardant dans les yeux. Je caresse ses bras nus, passe une main derrière sa nuque pour l'embrasser tendrement, doucement. Mes mains descendent jusqu'à sa taille pour attraper le bord de son T-shirt que je tire vers le haut. Nos bouches se séparent le temps de le laisser passer puis se recollent. Je passe mes mains sur son torse pour aller jusqu'à sa ceinture que je défais. Je le sens frissonner. Je l'embrasse toujours en déboutonnant son jean qui glisse sur le sol froid. Je joue avec l'élastique de son boxer un instant, pour faire durer le plaisir. Je n'est encore jamais vu Arthur nu. Mon c½ur bat la chamade et son sous-vêtement descend le long de ses jambes. Il reprend ensuite le dessus en me poussant jusqu'au premier mur. Sa langue joue avec la mienne de plus en plus fort, de plus en plus passionnément. Il commence à faire chaud. Je remarque que Arthur est déjà bien excité. Il m'enlève mon boxer et je le pousse à mon tour pour entrer dans la douche. Sans pour autant décoller nos lèvres, je fais couler l'eau brûlante et on se glisse dessous. Ça nous excite encore plus. Nos sexes gonflés se frottent l'un contre l'autre. C'est tellement bon. Je ne peux m'empêcher de gémir. Ma bouche s'ouvre et mes yeux se ferment. Ma tête part en arrière tandis que Arthur embrasse mon torse pour finir à genoux devant moi. Il lèche ma virilité de bas en haut jusqu'à mon gland. Il y dépose un baiser puis le suçote. Une fois encore, je ne peux m'empêcher de gémir. Ce mec est trop doué. Je l'aime comme je n'ai jamais aimé personne d'autre. Mon membre est à présent entièrement dans sa bouche qui fait des vas et viens. Arthur continu jusqu'à mon éjaculation. Il se redresse et m'embrasse.
« -Arthur? je...je voudrais essayer quelque chose. Je voudrais...essayer de te faire l'amour. Je supporte pas que toi tu me fasse des truc et que tu n'ai rien en retour. »
En guise de réponse, j'eus le droit à un sourire et un baiser. Moi je commence à paniquer. J'ai réellement envie de lui faire l'amour mais je ne l'ai jamais fais à un homme. Je ne sais pas comment ça marche...Arthur remarque ma gêne. Il me chuchote à l'oreille:
« -Ne t'inquiète pas, tout se passera à merveille. Laisse toi aller, je te guiderais... »
Je pose mes mains sur son torse et l'embrasse tout en le caressant. Il bande toujours et l'une de mes main se pose sur son sexe. Je le pousse jusqu'à la paroi de la douche. Ma virilité est à nouveau toute droite. L'eau qui coule devient tiède, bientôt froide mais peu importe. On s'en fout. On continu de s 'embrasser. Arthur prend mes mains et les place à l'intérieur de ses cuisses pour me faire comprendre qu'il veut que je le soulève. Je le porte donc et il passe ses jambes autour de ma taille.
« -Fais...hum...fais comme si j'étais une meuf...c'est pratiquement pareil... »
Ok, bon alors je me lance. Je place ma virilité à l'entrée de son intimité et je le pénètre doucement. Il gémit, ça m'encourage vivement. Je m'enfonce au plus profond tout doucement pour ensuite ressortir tout aussi doucement. Puis je pénètre à nouveau Arthur qui pour l'instant a l'air assez satisfait. Je commence de petits et lents vas et viens. Mon amoureux me demande d'accélérer. J'obéit. Sa tête part en arrière et sa bouche s'ouvre. Il tente de garder les yeux ouvert mais il n'y arrive pas très longtemps. Il gémit de plus en plus. Moi j'ai chaud, la tête me tourne. C'est bon, très bon, de ne former qu'un avec l'homme que j'aime. Deux jours que j'en rêve et voilà. Arthur éjacule en premier. Sa tête retombe dans mon cou et je me libère à mon tour. Je me retire de lui et le repose au sol. Il se laisse glisser jusqu'à s'asseoir par terre. Je m'installe à côté de lui. On reprend notre souffle. Sa tête est posée sur mon épaule. On fini par se rendre compte que l'eau est devenue glacée et on sort. On s'enroule dans une serviette et on se regarde en souriant. Arthur se rapproche de mon oreille et me chuchote:
« -C'était génial... »
*~*
Nous sommes enlacés devant la TV à zapper sans même regarder le petit écran. Lassé de cette occupation, je propose à Arthur d'aller faire un tour dehors. On sort donc, main dans la main dans le parc qui fait face au lycée. On s'assoie sur le premier banc de libre et on s'embrasse. Le peu de gens qui se baladent ici nous regardent mais on s'en moque. Ils peuvent penser ce qu'ils veulent, on s'aime et rien ne pourra nous en empêcher. Pendant que j'embrasse Arthur, je sens une main se poser sur mon épaule. On interrompe donc le baiser pour voir que c'est Fabien et sa bande qui viennent de nous rejoindre.
« -Vous voyez les mecs, qu'est-ce que je vous avez dit?! Je me suis pas trompé en disant qu'ils étaient tous les deux PD. Regardez, ils sortent ensemble, c'est-y pas mignon?
-Lâches nous Fabien. »
Nous commençons à nous lever pour partir. Mais Fabien nous court après en criant:
« -Mais non attendez! Je voulais vous dire quelque chose de très important! »
On s'arrête, intéressé. Et on se retourne vers lui pour l'écouter:
« -Bon, voilà. En fait, j'ai beaucoup réfléchit sur mon attitude envers vous...j'ai réalisé que si vous êtes homo et que vous vous aimez, qu'est-ce qui vous empêche de sortir ensemble? Personne n'a le droit de vous interdire de vous aimer et surtout pas moi...alors je m'excuse pour le mal que j'ai pu vous faire à tous les deux. Et pour me faire pardonner, j'aimerais beaucoup vous inviter au parc d'attraction de mon père cet après midi.
-Dis moi Fabien, c'est peut-être moi mais ton discours me rappel étrangement celui que tu m'a fait l'autre fois. Tu sais, celui où tu disais que tu m'aimais! Alors, pardon mais ça ne marchera pas deux fois.
-Mais attends Sébastien il avait l'air sincère là...laisses lui une chance. En plus il nous invite dans un parc d'attraction.
-Je comprends que tu peux être méfiant mais je te jure que j'ai changé. Je m'en fou de vos préférences sexuelles et vous accepte comme vous êtes. C'est ça qui compte non? Je veux qu'on efface tout et qu'on reparte à zéro, qu'on soit amis. »
Les paroles de Fabien nous ont touchées. Et je crois que effectivement, il a droit à une deuxième chance. On se sert tous la main et nous dirigeons vers ce parc d'attraction. Arrivé là-bas, on passe gratuitement et on va directement dans la file d'attente des plus grandes montagnes russe du parc. Après les 10 minutes d'attentes, on s'installe enfin, moi à côté de mon amoureux. Le manège et super, on cri, on rigole, on fait les cons tous ensemble. On fait encore plein d'attractions avant de se poser pour souffler un peu.
« -Alors, ça vous plait? Vous voulez refaire quel manège maintenant?
-C'est génial merci beaucoup de nous avoir invité. Moi je voudrais refaire les premières montagnes russe.
-Non, j'ai toujours rêvé de faire le palais des glaces avec tous ces miroirs. On peut faire ça et après les montagnes russe.
-Ok ça marche aller, en avant »
On rigole et allons dans le palais des glaces. Il n'y personne.
« -Ben dit donc, c'est pas ce à quoi je m'attendais. Pourquoi il n'y a personne?
-Cette attraction est l'une des première création de mon père. Elle est donc très vieille, et les gens ne raffolent plus de ce genre de manèges. Ils préfèrent les sensations fortes. Donc, le palais des glaces et un peu à l'abandon... »
Ben c'est pas grave parce que moi, j'aime cette attraction! On entre et Arthur commence à courir partout en nous criant de venir le chercher. Bien sûr, on ne le trouve jamais avec les effets des miroirs. A présent, je n'entends plus aucun bruit. Arthur ne crie plus, personne ne court. C'est bizarre...Je m'arrête et regarde autour de moi. Je me vois en plusieurs exemplaires. C'est plutôt marrent, ça donne le vertige. Mais bientôt, mon reflet et rejoint par celui de Fabien.
« -Ah, tu es là. Où sont les autres?
-Je ne sais pas, je les ai perdu. Mais ce n'est pas très grave après tout...
-Pourquoi ce n'est pas grave? Il ne faut pas qu'ils partent sans nous. Viens, on sort, ils sont peut-être déjà dehors.
-Oh mais j'en suis certain qu'ils sont déjà dehors, mais toi et moi, on est dedans et on y reste, rien que tous les deux... »
Il me regarde et s'approche de moi. Je ne sais pas ce qu'il a en tête et je voudrais ne pas le savoir du tout. Il se rapproche toujours plus de moi et je recule au fur et à mesure, jusqu'à me retrouver coincé entre Fabien et un miroir. Mon c½ur bat très fort. Les lèvres de Fabien frôlent les miennes et je le pousse.
« -Mais qu'est-ce qui te prend? Je croyais que tu voulais qu'on soit ami?
-Ne joues pas au plus fort Sébastien, tu sais que tu perdra toujours contre moi. Alors reste tranquille et laisse moi faire. Il ne t'arrivera rien, contrairement à ton petit ami...
-Quoi? Où est Arthur? Qu'est-ce que vous lui avez fait?
-Moi, rien. Mes amis, je ne sais pas, se sera la surprise pour toi et moi. Aller, arrête de crier ou je vais te faire mal. »
Il revient se coller contre moi et m'embrasse. Je ne me laisse pas faire et le repousse à nouveau.
« -Putin Sébastien, tu n'a pas compris?! Tu ne comprends pas que je t'aime?! Embrasse moi Sébastien, putin de merde, embrasse moi!! Sinon, j'appelle Fred et lui demande de buter ton copain, si ce n'est pas déjà fait! »
Je le regarde. Il vient de me dire qu'il m'aimait. Ce n'est pas normal, je dois faire un cauchemar. Ce n'est pas réel, Fabien ne peut pas m'aimer! Il sort son portable et commence à composer un numéro.
« -Attends! Qu'est-ce que tu veux de moi?
-Comme c'est mignon, le petit PD ne veut pas qu'il arrive quelque chose à son petit copain.
-Tu me traite de PD mais tu viens de me dire que tu m'aimais...je ne comprends pas Fabien.
-Je t'interdit de m'insulter! Je ne suis pas homo comme toi! »
Il place sa main au niveau de mon entre jambe et appuie. Je fais une grimace qui exprime ma douleur. Il s'excuse de m'avoir fait mal. Il me dit qu'il ne voulait pas. Il m'embrasse dans le cou avec une douceur que je ne lui connaissais pas. Sa main reprend sa place sur mon sexe qu'il caresse à travers mon jean. Ma bouche s'ouvre et il en profite pour me rouler une pelle. Je ne fais rien et me laisse faire. Je ne veux pas qu'il arrive quoi que se soit à Arthur par ma faute. Il défait ma ceinture et mon jean descend le long de mes cuisses. Fabien descends en même temps, faisant glisser sa langue sur mon torse. Il se stop face à mon sexe sur lequel il dépose quelques baisers. Je m'efforce de ne pas gémir en me mordant ma lèvre inférieur. Il remonte vers moi.
« -Fais pas ça tu va avoir mal. Et je te conseil de prendre du plaisir à ce que je vais te faire sinon tu sais ce qu'il va sa passer. »
Je ne réponds rien, il m'embrasse et redescend vers ma virilité qu'il gobe d'un seul coup. Je trouve ça désagréable mais je pousse un cri de plaisir. Je vais faire semblant de prendre du plaisir pour qu'il n'arrive rien à Arthur, il n'y a que ça qui compte pour moi. Pourtant, je ne parviens pas à retenir une petite larme qui coule lentement le long de ma joue. C'est la deuxième fois que je me fais avoir par Fabien. Je mets longtemps avant de me libérer car je n'éprouve pas réellement de plaisir. Il remonte et me regarde tendrement. Ce qui m'étonne et me fais peur. Il m'embrasse encore et encore partout sur mon corps. Et il me chuchote des mots des phrases incompréhensibles. Et moi je le laisse me toucher. Je me déteste.
« -Sébastien...Sébastien, je t'aime...je ne peux plus me passer de toi...de ton corps...tes mains...je t'aime tellement...
-Arrêtes, Fabien arrête! Je ne t'aime pas moi! J'aime Arthur alors lâches moi! Lâches nous! Tu dis que tu n'es pas homo mais tu me dis que tu m'aime! Je ne comprend pas, je ne comprend rien! Laisse moi partir et ne m'approche plus jamais! »
Je me dégage et commence à marcher pour sortir, mais une main me retient. Fabien se colle contre mon corps.
« -Ne t'en fais pas mon amour, je ne te lâcherais pas. Je te suivrais partout, je te harcèlerais. Et ne parle de ça à personne sinon, ton Arthur va avoir un accident... »
Il me lâche. Je le regarde. Il est fou, il est complètement taré. Mais je pars et le laisse seul. Je l'entends rire, comme un fou. Quand je suis enfin sortit du manège, je regarde autour de moi et aperçois les amis de Fabien. Je vais vers eux mais je remarque que Arthur n'est pas là.
« -Où est Arthur? Qu'est-ce que vous lui avez fait?
-Qui ça? Arthur? Désolé on ne connaît pas.
-Ne vous foutez pas de moi, où il est?!
-Je ne sais pas moi...peut-être qu'il s'est perdu dans les toilettes! »
Et ils éclatent tous de rire. Moi, je n'attends pas une seconde de plus, je cours vers les toilettes.
« -Arthur!!! »
Pas de réponse. Je panique, ouvre toutes les portes des toilettes une à une. Derrière la dernière, je vois mon chéri recroquevillé dans un coin, le visage et les mains ensanglanté. Je retiens un cri, ainsi que mes larmes qui ne demandent qu'à s'échapper. Je m'élance doucement vers lui et lui caresse le visage.
« -Mon dieu Arthur, qu'est-ce qu'ils ton fait? Tu as mal? Ne t'inquiètes pas, je vais m'occuper de toi... »
Il me regarde enfin. Je tente de lui sourire pour le rassurer mais n'y parviens pas. Je le relève et le soutient pour sortir du parc. On prend le bus et on rentre chez lui. Il ne dit aucun mot. Son regard est froid, vide. J'ai peur que quelque chose change. Je ne veux pas que ça change. Je l'emmène dans la salle de bain et l'assois sur le rebord de la baignoire. Là, il commence à pleurer, sans bruit. Je ne dis rien et le prends dans mes bras. Ensuite, je nettoie ses plais, le plus délicatement possible. Il pleure toujours et n'a toujours rien dit. Après avoir désinfecté ses blessures, je le déshabille et le conduis jusque dans le douche. J'enlève également mes vêtements et me glisse sou l'eau chaude avec Arthur. Je le lave avec douceur pour ne pas lui faire mal puis l'emmène dans sa chambre. On se couche dans son lit, tous les deux nus. Je l'embrasse dans le cou et je l'entends murmurer un merci presque inaudible.
« -Je t'aime Arthur... »
Je lui ai dis, j'en suis certain. Je l'aime. On s'endort, l'un dans les bras de l'autre, amoureux et heureux.

# Posté le lundi 17 mars 2008 08:38

Modifié le vendredi 27 février 2009 18:04

Fiction n°1 - chapitre 8:

Fiction n°1 - chapitre 8:
*~*
Je me réveil doucement, souris en voyant mon amour à mes côté. Mais je me souviens vite de la journée d'hier. Elle avait tellement bien commencée. Comment ai-je pu faire confiance à Fabien une fois de plus? Et comment ai-je pu laisser des gens faire du mal à Arthur? Je me déteste. Je me lève doucement pour ne pas réveiller mon chéri et me glisse sous la douche. J'entends des notes de musiques provenant de la chambre. Je me dépêche de me laver pour aller voir. C'est Arthur qui joue de la guitare. Il est concentré et ne m'a pas vu. Je reste dans l'encadrement de la porte à l'observer. Il joue Wonderwall de Oasis. Je commence à chanter. Il s'arrête et se retourne vers moi.
« -Pardon je ne voulais pas te faire peur. Je ne savais pas que tu jouais de la guitare. Tu as l'air très doué.
-Merci...mais tu connais les paroles de cette chanson?
-Oui il fût un temps où je l'écoutais en boucle. Elle me faisait beaucoup de bien. Tu peux reprendre, je veux t'entendre. »
Il rejoua donc du début et ma voix se mêla aux accords de guitare. Il me regardait, admiratif et cela durant toute la chanson. Ce fût un moment magique, rien ni personne n'aurait pu le perturber.
«-Tu as une voix magnifique...c'était magique merci beaucoup...
-Merci à toi Arthur... »
Ça parait débile de dire ça comme ça mais quand on s'aime...ça ne compte pas. Je m'approche de lui est l'embrasse tendrement. Mes mains entourent son visage et une grimace apparaît sur sa figure d'ange. Ses blessures d'hier. J'avais oublié.
« -Oh pardon excuse moi je voulais pas te faire mal!
-hum c'est rien ça va passer. N'empêche je te remercie de t'être occupé de moi hier soir parce que je n'aurais pas eu le courage moi-même.
-Je ne supporterais même pas l'idée de te perdre un jour. Tu m'apprends à jouer de la guitare? »
Il ria pour la première fois depuis hier et me mis la guitare dans les mains. Je m'assois sur le lit et il se place derrière moi. Ses mains se pose au dessus des miennes pour m'indiquer où elles doivent se placer. Sa tête est dans mon cou et pendant que je fais quelques essais, je sens de petits baisers tout doux. Je souris m'arrête de jouer et cette fois c'est sa langue qui glisse sue mon cou. Il suçote ma peau, caresse mes bras, mon torse, mon dos. Je me retourne doucement pour chercher ses lèvres. Elles se rejoignent et nos langues dansent ensemble durant plusieurs secondes qui me paraissent interminable. Mais le baiser prend fin.
« -Sébastien? Tu sais...hier, tu m'as dis...tu m'as dis que tu m'aimais...et...
-Tu veux savoir si je disais la vérité?
-...oui c'est ça...je me suis fait avoir tellement de fois que j'ai peur...
-Je comprends mais je suis tout à fait honnête avec toi...je t'aime vraiment et j'en suis sûr. »
Ses yeux brillent, se rapprochent et se ferment. J'en fais autant et nos lèvres se retrouvent à nouveau. Je le pousse légèrement de manière à ce qu'il se retrouve allongé sur le lit. Je suis à califourchon sur lui et l'embrasse langoureusement. Ses mains caressent mon dos, sensuellement. Une des miennes se dirige vers son bas ventre et caresse son sexe à travers le boxer. Il pousse un petit gémissement de plaisir qui m'encourage à continuer. Ses mains sont sous mon T-shirt et finissent par me l'enlever. Le passage de ma bouche sur son cou laisse des marques qui colorent sa peau tellement douce. Ces petites colorations qui s'ajoutent aux bleu qu'il a déjà. Je m'arrête.
« -Arthur...je ne veux pas qu'on couche ensemble si tu as mal. Tu as des bleu partout sur corps et je ne veux pas te faire mal...
-Sébastien prends moi...prends moi ou je vais mourir de plaisir...j'en ai trop envie. »
Je le regarde et vois ses yeux remplient de désir me supplier. Je ne peux y résister et j'enlève mon jean et mon boxer pendant qu'il enlève le sien. Je vais allumer la radio et Let it be des Beatles emplie la chambre. Je retourne me placer sur mon chéri sur le lit. Nos lèvres se cherchent, se trouvent et nos langues s'enlacent. Une de mes mains se dirige vers son sexe et l'attrape fermement, ce qui vaux un gémissement de la part mon amoureux. Je le caresse de bas en haut, faisant de petites pressions, toujours en l'embrassant. Arthur prend mon membre entres ses doigts à son tour à un moment ou je ne m'y attendais pas. J'ai un sursaut, me reprends et recommence mes caresses tandis que mon chéri accentue les siennes. Je rompe notre baiser pour embrasser son cou, son torse, suce un moment ses petits tétons gonflés et descends vers son aine, caressant ses bras. Sa virilité est face à moi et je n'hésite pas un instant avant de la prendre en bouche. Arthur gémit et moi je suis plus qu'heureux de lui procurer autant de plaisir.
« -Han...Seb c'est bon continues... »
Ses désirs son des ordres. Je l'aime tellement que je ne pourrais rien lui refuser. Je continue donc de plus en plus vite, enfonçant son sexe de plus en plus dans ma bouche.
« -Hum...arrêtes, je vais venir... »
Sans rien répondre, je me redresse et l'embrasse.
« -Tu veux que je te fasse l'amour? Là, maintenant?
-Oh oui Sébastien fais moi l'amour, j'ai envie de t'avoir en moi...
-Comment tu veux?
-Comme tu veux, n'importe comment mais tout de suite! »
Un sourire se forme sur mes lèvres et une idée effleure mon esprit: Je quitte mon amour un instant et reviens avec deux foulards. J'attache lentement et sensuellement ses mains aux barreau du lit. Je ne veux pas lui bander les yeux, je veux qu'il me voit et je veux le voir prendre du plaisir. Il me sourit, me félicite de mon idée.
« -Han Sébastien dépêches toi tu m'excite trop...j'en peux plus...
-Chut...fais doucement, profites... »
Je suis à califourchon sur le bassin d'Arthur et je bouge le mien ce qui arrache des gémissements de la part de mon chéri. Je l'embrasse à pleine bouche. Moi aussi je n'en peut plus, le plaisir est trop intense. Alors je descends mes mains qui vont s'agripper au bassin de mon amant. Celui-ci écarte les jambes instinctivement. J'entre dans son intimité assez doucement puis me retire. Arthur gémit et se cambre sous le plaisir que je lui donne. Ses yeux se ferment quand je m'enfonce une seconde fois en lui. Cette fois je reste en lui un moment sans bouger et j'embrasse son torse, je suce ses tétons.
« -Sébastien!!! Fais moi l'amour je t'en supplie! Arrêtes ça c'est de le torture fais moi l'amour, prends moi stp!!! »
Il ne pouvait pas être plus convainquant. Je bouge à l'intérieur de lui, faisant des vas et viens de plus en plus fort et de plus en plus profond sous ses gémissements qui me font perdre la tête. Je passe une de mes mains entre nos ventres et la pose sur sa virilité que je commence à masturber. Il gémit de plus belle et vient m'embrasser.
« -Han...c'est trop bon!!! Ha...continues encore...va-y plus fort...
-Hum...je t'aime... »
Il sourit. Il est beau, il est beau, très très beau. Nos regards se fixent et ne se lâchent plus jusqu'à ce qu'Arthur éjacule dans ma main. Ses yeux se ferment et je me libère à mon tour. Je me relâche totalement sur le corps en sueur de mon amoureux. On ne dit rien, il n'y a rien à dire après tout...c'était tout simplement parfait. Ce plaisir jamais égalé, court mais intense. Quelques minutes plus tard, Arthur se lève tout de même et va sous la douche. Bien sur je le rejoins peu de temps après. On se lave mutuellement, savourent cet instant, sans rien dire, le sourire aux lèvres. Chacun se remémore les images de ce matin merveilleux en s'habillant et en mangeant. Mon portable sonne:
« -Allo?!
-Sébastien? C'est Laetitia. J'ai appris que Arthur et toi étiez ensemble donc je voulais vous féliciter.
-C'est gentil merci beaucoup.
-Et je voulais aussi vous proposer de passer la journée avec moi si vous en avez l'envie...
-Euh...ok tu nous proposes quoi?
-Ben j'avais prévue une sortie piscine avec ma meilleures amies et je me suis dis que se serait bien si vous pouviez venir aussi si vous n'avez rien de prévu. »
Je regarde Arthur qui fini de manger sa tartine de nutation et lui demande discrètement.
« -Ouais d'accord ça peut être cool. Où et à quelle heure? »





# Posté le vendredi 21 mars 2008 04:52

Modifié le samedi 28 février 2009 09:11