OS 19:

OS 19:
Les deux adolescentes sortaient du supermarché en riant, fières de leurs achats, ayant hâte de passer à la suite du programme. Elles se connaissaient depuis deux ans : deux ans d'amitié sans aucune dispute, elles se disaient tout, avaient une confiance absolue en l'autre. Ce soir là, le temps se couvrait. Le ciel devenait gris, l'air humide et le vent glacé. Et pourtant Lolita et Tamara étaient en débardeur, mini jupe et collants résilles, semblant ne pas se rendre compte de ce qui se tramait. Elles sautillaient joyeusement, faisant tinter les bouteilles de verre dans leur sac et chantant à tue-tête un refrain des plus entrainants. Cela alors que les habitants de la petite ville levaient la tête vers le ciel et, le faciès tordu par l'inquiétude, se précipitaient à leur voiture, rentraient les enfants, les terrasses se vidaient, les fenêtres se fermaient. Les deux amies marchèrent un long moment en chantant, riant, avant d'arriver au chemin des glands. Le chemin des glands, c'était un peu leur Q.G. : un coin reculé en pleine cambrousse, avec beaucoup d'herbes, de terre, d'arbres et de vaches. Charmant me direz-vous...quoi qu'il en soit, elles aimaient cet endroit. Elles y étaient tranquilles.
« -Tam, on s'installe sur notre tronc habituel ? Oui bien sûr pourquoi on changerait ! Oh tu as vu, y a une souris ! Non y en a deux, trois ! Celle-ci est toute petite c'est trop mignon, j'en veux une comme celle-là. Tu ne trouves pas qu'il fait froid ? On dirait que le ciel se couvre...
-Toi alors, à chaque fois qu'on vient ici, tu retombes en enfance ! Une vraie gamine j'te jure ! Si t'as froid, tiens, j'te donne mon keffieh. Espèce de frileuse va ! »
Lolita enroulait le tissu autour de son cou pendant que Tamara allumait une cigarette. Puis la première ouvrit les bouteilles et fit les mélanges : Malibu coco avec du jus d'orange, Vodka avec du jus de pomme. La nuit commençait à tomber et on pouvait observer un magnifique coucher de soleil. Tamara regardait ce spectacle en tirant sur sa clope à intervalles réguliers.
« -C'est prêt, à table !! »
Lolita s'était approchée, une bouteille dans chaque main et avait enserré son amie d'un bras autour de ses épaules. Tamara s'empara d'une des bouteilles, sourit et déposa un baiser sur la joue de celle qui était véritablement et définitivement sa meilleure amie. Elles rejoignirent leur tronc et se mirent à boire, boire, boire, boire à en rire, boire à en dégueuler, boire à en tomber dans les orties, à ne plus en savoir lire et à en dormir avec les araignées. Pendant ce temps, la nuit était tombée. Tamara alluma une nouvelle cigarette dans cette nuit noire. On ne voyait que la lune et quelques étoiles éparpillées. Lolita se leva et alla sur le petit chemin, suivit de son amie.
« -Ah ! J'ai chaud maintenant !
-Et moi j'ai la tête qui tourne c'est merveilleux !! »
Elles se mirent à rire et à tourner sur elles-mêmes, se tenant les mains, faisant tourner les volants de leurs jupes. Et tout ce qu'on pouvait distinguer dans le noir, c'était le point rouge lumineux de la clope de Tamara et une fine colonne de fumée blanche rejoignant les étoiles. Puis de minuscules gouttes de pluies vinrent se mêler à celles-ci. Ces gouttes devinrent de plus en plus grosses, de plus en plus froides, de plus en plus bruyantes. Les deux adolescentes continuaient de tournoyer en riant sous cette pluie. Elles se retrouvèrent bientôt trempées. Alors Lolita ôta son débardeur et se mit à danser en soutien-gorge sur une chanson dont elle seule connaissait les paroles. Tamara venait de jeter sa cigarette et elle joignit sa voix à celle de son amie. Cette dernière enleva aussi le haut de Tamara. Et voilà qu'on pouvait voir dans la nuit deux filles danser et chanter sous la pluie en soutien-gorge. La pluie fini par s'arrêter de tomber et les filles de chanter. Elles s'allongèrent sur le sol mouillé mais ne riaient plus.
« -Tam ?
-Oui ?
-J'ai très froid tu sais... »
Et l'adolescente se mit à pleurer. Peut-être avait-elle l'alcool triste, ou peut-être pensait-elle à son amoureux qui était partit peu importe, elle pleurait. Alors Tamara se plaça aux côtés de son amie et la pris dans ses bras pour essayer de la réchauffer et la consoler. C'est sans doute ça l'amitié, la vraie, celle qu'on ne rencontre pas si souvent et celle à laquelle il faut s'accrocher car une amitié comme celle-ci est peut-être beaucoup plus importante qu'une histoire d'amour.



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Bon je ramène mon petit grais de sel ^^
Je ne suis pas celle qui est écrite cette histoire, donc je suis l'autre =)
Pour te répondre Babynouchette89, je suis d'accord qu'il y a un vide dans cette histoire c'est enfait parce que tout simplement ce n'est pas une fiction c'est la vraie ^^, c'est le résumé d'une de nos aprems vodka-pomme =D bon il faut avouer que je n'ai jamais danser en soutient-gorge sous la pluie ^^ (mais chose à essayer)

Sinon je voulais remercier ma jumelle parce que ce texte m'as fait très plaisir (et c'est là que enfaite ça parle même pas de nous -_-'''')et que je tiens énormément à elle !! Je t'aime <3

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Petite parenthèse sentimentale fini ^^'
Sinon c'est moi qui écrit la fic avec Samantha, je sais pas encore quand j'écrirais la suite mais promis il y en aura une =D ;)
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# Posté le samedi 09 mai 2009 06:34

Modifié le jeudi 14 mai 2009 13:31

OS 20:

OS 20:
Je suis seul dans mon grand appartement luxueux. Appartement bien trop grand pour un petit con de 20 ans comme moi. Je suis seul et je ne sais pas quoi foutre de ma soirée ! Je sors tous les soirs depuis quatre ans. Tous les soirs, TOUS, sans exception. Mais je commence vraiment à en avoir assez de fréquenter toujours les mêmes endroits. Ces endroits qui puent la décadence, les putes, l'alcool et la drogue. Mais je suis incapable de passer une seule soirée chez moi. Alors je prends mon blouson, mes clés et je rejoins ma voiture. Sur la route, je roule vite. A vrai dire, je me déteste d'avoir succombé à mon vice. Pour quelqu'un qui veut changer son quotidien, je suis bien lâche et faible. La boite est bondée, la musique est à fond, je rentre sans problème et rejoins mes « amis » à une table. Ils sont déjà bourrés, complètement déchirés. Les filles dansent debout sur les tabourets, les mecs font des allers-retours au toilettes pour se taper un trait et moi je soupire en pensant au bon quart d'heure que je vais devoir passer à dire bonjour. Je ne sais même pas pourquoi je suis venu. Tout est tellement dénué de sens. Un pote me file de la coke, je vais m'en mettre plein le nez. Je reviens sur la piste, et je me sens bien, tout a un sens à présent. Les lumières dansent, les gens aussi, la musique m'entraine. Je commence à me déhancher sensuellement. Une nana à gros nichon vient se frotter contre moi, m'embrasse. Elle dit quelque chose mais je n'entends pas. La musique couvre tout autre bruit. Elle s'en va et puis quelqu'un d'autre vient danser dans mon dos, m'enserrant de ses bras et m'empêchant de me retourner. On danse, longtemps, langoureusement, en parfaite osmose. Les effets de la coke se sont estompés. Et puis je fini par me retourner. C'est un mec. Là, j'hallucine. Il a cru que j'étais gay ? Moi gay ?! Je le dévisage, il passe sa langue sur ses lèvres. On pourrait croire qu'il le fait exprès, mais non, en fait il est juste sexy au naturel. C'est bien la première fois que je flash sur un homme. Mais ses grands yeux bleus paraissent si innocents. Il a presque un corps de fille, frêle, androgyne, et très attirant. Pourtant, en ma qualité de petit con, je ne peux pas m'empêcher de le repousser. De toute façon, je ne suis pas gay ! Un sourire étire ses lèves si belles alors que je suis en train de l'envoyer chier. Je ne comprends pas. Mais je ne cherche pas non plus, je me casse, je vais danser avec une bombe sexuelle féminine, pour lui monter qu'il s'est trompé de cible. Pourquoi je pense ça moi ? Je me fiche complètement de ce qu'il pensait, de ce qu'il pense et de ce qu'il pourra penser de moi ! Bon je vais me taper un trait, ça ira mieux après...mais ça ne va pas mieux. Je le croise aux toilettes, je le revois danser, je me surprends même à repenser à notre danse sensuelle de tout à l'heure. Je ne tourne pas rond, ça ne va plus, je veux sortir d'ici, je veux l'oublier, je déteste le doux souvenir de ce garçon si beau. Je vais fumer dehors, il faut vraiment que je me calme et que je retrouve mon self-control. Comment je peux me retrouver autant attiré par un mec ? L'air frais, secoue mes cheveux et tout à coup, mon c½ur se met à battre la chamade. Il vient de sortir. Il vient de sortir. Il vient de sortir. Il vient de sortir. J'ai l'impression que mon c½ur n'a de cesse de me répéter cette phrase. Et peut-être aussi va le voir, va le voir, va le voir, va le voir. Mais ça, je préfère ne pas l'entendre. Il remarque que je le regarde et me sourit. Je panique, finis ma clope et entre dans la boite. Il faut que je parte ou je vais devenir dingue ! Je marche vite, mais il me suit. Pourquoi il me suit ? Bon, ça suffit : je m'arrête net et me retourne vers lui, le regard sombre, presque méchant. Le mec s'arrête aussi, l'air surpris. Et ses yeux me font carrément fondre ! Mon visage s'adoucit et un sourire apparait sur le sien.
-Je ne te suivais pas tu sais. Je suis simplement entré en même temps que toi. Ne t'inquiète pas je ne suis pas du genre à harceler les gens.
Il rit et puis repris sa route vers le bar. Son parfum chatouille mon nez, mon c½ur manque un battement, j'ai le souffle coupé, je le retiens par le bras. Oh non est-ce que j'ai vraiment fait ça ?! Quoique...je pourrais peut-être m'amuser un petit peu avec lui. Ca fait toujours de moi un con !
-Comment tu t'appelles ? je lui demande.
-Lucas.
-Viens avec moi.

On récupère nos affaires et on va chez moi. Dans la voiture, la musique est à fond, je roule vite, encore...On arrive, on commence à s'embrasser dans l'ascenseur, sans rien dire. Devant mon canapé, je sus déjà presque nu. Lucas me pousse et me domine. Ses lèvres visitent mon anatomie, sa langue aussi. Je le déshabille, nos virilités s'effleurent, il soupire. Sa bouche descend jusqu'à mon entre-jambe et il prend mon sexe dans sa bouche. Je ne peux retenir un gémissement de surprise. Il est doué en plus ! Je commence à prendre plaisir à ses caresses et je lui fais comprendre que veux qu'il me fasse la même chose qu'à ses petits copains. Il comprend visiblement très vite car je sens deux doigts s'insinuer en moi. Je suis étonné de ne ressentir aucune douleur alors je bouge mon bassin et il accentue ses mouvements dans mon intimité. J'ai des spasmes, des bouffées de chaleurs, je veux plus, plus, plus. J'attrape son poignet et retire ainsi ses doigts de mon antre. Je l'embrasse et sa virilité remplace ses doigts, tout doucement. Je fais une grimace de douleur et puis ça passe. Les vas et viens de Lucas me font monter haut, très haut, jusqu'à l'orgasme. Et puis nous nous relâchons dans un soupire commun. Lucas Relève la tête, me sourit et se blottit contre mon torse. Il est trop mignon !! Mon dieu je suis sous le choc de moi-même : je viens de me faire baiser par un mec et j'ai aimé, et maintenant voilà que je le trouve mignon !
-Et toi ?
Je sors de ma torpeur.
-Quoi moi ?
-Et toi, tu t'appelles comment ?
C'est vrai que c'est tout ce qu'on s'est dit avant de venir ici...
-Hugo.
On ne dit plus rien pendant un moment. Il est toujours sur mon torse, nu, et semble passionné par l'observation de mon lustre. Je finis par prendre la parole :
-Dis-moi...tu t'attendais à quoi en me suivant ?
-A ce que tu me baises et que tu me foutes à la porte.

Il attendit quelques secondes avant d'ajouter :
-Bizarrement, c'est moi qui t'ai baisé et j'attends toujours que tu me mettes à la porte...Tu veux que je te dise ce que je pense ? T'es un gosse de riche qui ne sait pas quoi foutre de sa vie et qui est complètement pommé dans ce monde. Tu te sens seul, t'aime personne, alors tu décides de faire le con, de faire chier le monde, d'exaspérer. Regarde ce soir : je t'ai dragué, tu as aimé mais tu m'as repoussé. Je t'ai vu me regarder toute la soirée, mais tu te résignais. Et maintenant, tu ne sais plus où tu en es parce que tu te rends compte que t'es peut-être homo. Peut-être que tu m'aimes, que je t'attire, mais tu ne l'avoueras pas car ton orgueil prend le dessus. Alors tu te sentiras toujours seul, perdu et triste. Dommage...
Je ne réponds rien, je ne sais pas quoi dire...ni quoi penser. Lucas se rhabille et se met face à moi en riant.
-Tu m'excuses, je prends la porte tout seul comme un grand. A la prochaine !
Il franchit la distance jusqu'à ma porte d'entrée, pose sa main sur la poignée et la mienne s'accroche à son bras. Une nouvelle fois, je ne veux pas le laisser partir. Je me serre contre lui sans rien dire. Il se retourne, prend mon visage entre ses mains. Des larmes perlent au coin de mes yeux et Lucas me prend dans ses bras, m'embrasse partout et pleure avec moi.
-Il y a si longtemps que je t'aime...


# Posté le jeudi 28 mai 2009 15:19

Modifié le samedi 30 mai 2009 12:51

Fiction n°1 - chapitre 1:

Fiction n°1 - chapitre 1:
Pourquoi le vie est-elle si compliqué? Pourquoi est-ce que quand on est différents des autres, on est constamment rejeté? Tous ces regards braqués sur moi au bahut... tous ces chuchotements, ces rires, ces moqueries sur mon passage... ai-je réellement mérité tout ça? Je ne pense pas. OUI, je suis homosexuel, oui...c'est mon choix et je l'assume. Mais si vous ça vous pose un problème, ou si vous êtes homophobe, alors pourquoi me regardez-vous? Pourquoi me parlez-vous? Je ne demande pas grand-chose... juste qu'on me lâche ou qu'on m'accepte comme je suis. Je n'ai pas besoin de vous. Vous qui me guettez, vous qui vous moquez, qui vous foutez de ma gueule. Ça vous amuse n'est-ce pas? Ça vous amuse mais vous ne vous imaginez même pas à quel point ça peut faire mal. A quel point on se sent mal dans sa peau quand les regards et les remarques fusent de tous les côté. Je me sens petit et faible... La vie est terriblement injuste. Il y a de ça trois semaines, j'étais apprécié de tous. J'avais de nombreux amis. J'étais sortit avec des tonnes de filles. Les plus chaudes du lycée. J'en changeais souvent, j'avais une réputation de tombeur. Et j'aimais ça...coucher avec toutes ces filles, toutes ces salopes qui en redemandaient! Et ça a été comme ça jusqu'au jour où je suis tombé amoureux d'un garçon. Au début je ne savait pas que ce que je ressentais été de l'amour. C'était un jour dans les vestiaires des garçons après un cours de sport. Il était en boxer, face au mur. Des gouttelettes de sueur degoulinaient le long de son dos jusqu'à son cul. Son cul...je n'arrivais pas à en détacher mon regard. Sauf quand je me suis rendu compte que je commençais à bander. Panique à bord, je cours vers les toilettes. Et merde. Pourquoi j'ai bandé pour lui?Pourquoi un mec m'excite au point qu'il me suffit de le regarder pour bander? C'est vrai j'ai couché avec des tas de filles...sans jamais être amoureux. Mais avec lui, je savais que je ne ressentais pas que de l'attirance physique. Je ne voyais qu'une seule chose...j'étais gay. Les jours ont passé et il y a deux jours, j'ai décidé de lui avouer mes sentiments. Comme vous vous en doutez, ça a été la plus mauvaise décision de mon existence. Il m'a rejeté, insulté et surtout il l'a raconté à tout le monde. Je me suis senti, seul, blessé, trahi...Et voilà la situation dans laquelle je me trouve depuis deux jours. Je voudrais m'enfuir, m'enfuir très loin. Je veux qu'on m'oublie. Qu'on cesse de me dévisager sur mon passage. Je souhaite que le sol s'écarte sous mes pieds et de disparaître ainsi à jamais. Et j'aimerais que ça se fasse très vite car ce mec, ce si beau mec arrive vers moi. Je deviens rouge de honte lorsqu'il m'aborde:
« -Salut. Je voulais m'excuser sincèrement pour mon attitude avec toi...en fait, je crois que je me suis trompé. J'ai...j'ai bien réfléchit et saches que tu m'attire beaucoup aussi. J'y pense depuis deux jours et je ne sais pas si je suis PD mais je pense que ça ne coûtera rien de faire un essai pour voir si je suis amoureux de toi...
-...
-Alors, qu'est-ce que tu en penses?
-euh...bah je...je enfin je... »
Je ne savais pas quoi répondre mais il ne me laissa même pas le temps de réfléchir Il colla ses lèvres aux miennes pour mon plus grand plaisir.

# Posté le mercredi 13 février 2008 17:39

Modifié le vendredi 27 février 2009 17:15

Fiction n°1 - chapitre 2:

Fiction n°1 - chapitre 2:
Lorsque le baiser prit fin, il me regarda profondément, un sourire pervers accroché à ses lèvres.
« -RDV ce soir dans le parc en face du lycée ok?
-D'accord... »
Et il s'en alla en cours après un dernier bisou sur ma joue. A ce moment là, deux sentiments différents m'envahirent: la joie car je sortais pour la première fois de ma vie avec l'homme dont je suis amoureux, et la peur...je ne suis pas sûr d'être prêt à me faire sodomiser... Je regarde les gens autour de moi: tout le monde l'a vu, tout le monde sait. Ce soir après les cours, tout le lycée sera au courent que je sort avec Fabien.
*~*
Il est 18h. J'attends Fabien comme convenu dans le parc. Il est en retard et je commence à m'inquiéter. Il n'y a personne dans les alentours. Ce parc est coincé entre plusieurs bâtiments dont le bahut. Et il est très peu fréquenté, surtout à cette heure-ci. Je m'assois sur un banc. Quelques minutes plus tard, je le vois arriver. Il fait déjà sombre mais je distingue facilement sa silhouette fine et musclé. Il s'approche de moi, un sourire aux lèvres. Je me lève et il s'arrête devant moi, le regard brillant de désir. Je lui souris et lui caresse le visage. Il prend mes mains et nos visages se rapprochent lentement, brûlants d'envie. Puis, ne pouvant plus résister je prends possession de cette bouche tant convoitée. Ses lèvres si douces caressent les miennes, puis nos langues se mêlent pour jouer ensemble l'espace d'un instant. Ce baiser dur, longtemps. Je n'ai pas envie qu'on se sépare mais Fabien met fin à ce baiser langoureux pour mon plus grand regret.
« -Ça va? Dis moi, mes parents sont sortit ce soir... ça te dis de... enfin ça veut pas dire qu'on couchera ensemble. On pourrait louer un film ou un truc comme ça.
- Ça me va. »
On se sourit, puis nous commençons à marcher vers chez lui, main dans la main. Je n'arrive toujours pas à croire que j'ai UN petit ami. Mais je suis heureux. Je suis bien avec lui et qui sait, bientôt on ferra peut-être bien plus que s'embrasser...mais bon je ne veux surtout pas aller trop vite. Je ne veux pas regretter après. Sur le chemin, on parle de tout et de rien, on rigole, comme des amis. Sauf que nous sommes bien plus que des amis... j'en suis certain à présent... je l'aime.
On arrive chez lui. Comme prévu, il n'y a personne, nous sommes totalement seul. Ce n'est pas plus mal. Il me propose de mangé ce que j'accepte, puis on s'installe sur le canapé.
«-Alors, tu veux voir un film?
-Ouais t'as quoi?
-Ben pas grand chose en fait. Je voulais aller en louer un mais j'y ai plus pensé...
-Ok c'est pas grave. T'as quoi à me proposer alors? »
Il tourna sa tête vers moi soudainement, un regard et un sourire pervers au visage. Il s'approcha de moi, fit mine de vouloir m'embrasser, glissant une de ses mains entre mes cuisses.
« -Hum...je sais pas. On a toute la soirée alors on peut tout faire, dans toute la maison... »
Je lui souris également et entre dans son jeu. Je pose une main sur son torse, l'embrasse tendrement et le pousse de manière à ce qu'il soit allongé sur le canapé. J'ai un genoux placé juste devant son entre jambe que je bouge lentement pour l'exciter. Il pousse en petit gémissement et je l'embrasse plus passionnément. Je sens son sexe se durcir, se dresser. Je commence à lui défaire sa ceinture. Mais il m'arrête et se redresse pour se retrouver à califourchon sur moi.
« -Pardon mais je déteste me faire dominer... »
Je lui répond par un sourire et me laisse faire. C'est à lui de défaire ma ceinture cette fois et il fait descendre mon jean contre mes jambe, suivit de mon boxer. J'enlève vite mon T-shirt et recolle mes lèvres aux siennes. La chaleur augmente, le désir et la passion aussi. Nos mains tremblent, nos gestes sont imprécis. Je continu de le déshabiller puis je l'embrasse dans le cou, pour ensuite descendre sur son torse. Je m'attarde sur son nombril et j'arrive enfin à la hauteur de sa virilité. Je souffle dessus et j'entends Fabien soupirer d'aise. Puis je commence à faire de sages petits bisous sur l'extrémité de son membre. Bisous auxquels je rajoute la langue, et enfin quelques suçotements.
« -Han...Sébastien je t'en pris...hum...vas plus vite fais quelque chose! Ahh.... »
Il suffisait de demander! Je lèche son sexe sur toute sa longueur de bas en haut avant de le prendre entièrement en bouche. Malgré le fait que se soit la première fois qu'il m'arrive de faire ce genre de chose, je me sens relativement à l'aise et je trouve même que je m'en sort bien! Je fait des allers-retours et Fabien gémit de plus en plus fort. L'action devient intense, j'enroule ma langue autour de sa virilité, je m'applique et au bout de quelques secondes, mon amant se libère dans ma bouche. Je ne sais pas si je dois avaler ou recracher. Je décide donc d'avaler la mixture. Mouais pas super le goût... Fabien me prend la tête et m'embrasse. Il est encore tout essoufflé d'avoir crié ainsi.
« -Ça t'as plu? Parce que c'était quand même la première fois que je faisais ça...
-Ne t'inquiètes surtout pas... c'était parfait! Jamais une fille ne m'avait sucé comme ça... Mais maintenant c'est à mon tour. »
Il se rapprocha à nouveau de moi mais son regard avait changé. Il était devenu méchant, et il n'y avait plus aucune trace de désir. J'avais le pressentiment qu'il allait se passer quelque chose.

# Posté le mardi 19 février 2008 15:57

Modifié le vendredi 27 février 2009 17:20

Fiction n°1 - chapitre 3:

Fiction n°1 - chapitre 3:
Mais je ne voulais pas du tout me faire sodomiser! Non, pas maintenant... 
« -Quoi?
-Je veux rentrer en toi et te baiser comme une bête Sébastien!! Espèce de PD tu va voir. Et demain tout le lycée sera au courent de ce qui c'est passé ce soir. Tu vas souffrir!
-Non ne fais pas ça Fabien je t'en supplie ne fais pas ça tu n'as pas le droit. Pourquoi tu me fais souffrir? T'as aimé avant n'est-ce pas? Tu as aimé que je te taille une pipe non??!! Pourquoi tu ne serais pas PD non plus alors? Et pourquoi tu m'as fais croire que tu m'aimais?!
-Tu oses m'insulter?! »
Il me frappa au visage puis sans rien dire il commença à se masturber, très vite. Une fois sa virilité à nouveau bien dressé, il me retourna.
« -Non tu n'as pas le droit, lâches moi!!
-Ta gueule sale PD! »
Et il me pénétra d'un coup sec, beaucoup trop violent. Je poussai un hurlement de douleur. Il me demanda à nouveau de me taire et commença une série de vas et viens tous aussi violents les uns que les autres. Des larmes coulaient sur mes jouent et sang entre mes cuisses. Je ne savais pas quoi faire. Il était beaucoup plus fort et musclé que moi, je ne faisais pas le poids. Comment ai-je pu me faire avoir aussi facilement. Au bout de quelques minutes de calvaire, il éjacula en moi, se retira et commença à rire en voyant les traces de larmes sur mon visage.
« -Tiens tiens, notre petit PD a pleuré? Il a eu mal? Je te préviens, tu racontes ça à n'importe qui, t'es un homme mort. Allez, habille toi et dégage de chez moi! »
Il me jeta mes vêtements à la figure et me poussa brutalement. Je m'étala au pied du canapé, redoublant mes pleures. Je m'habille le plus vite possible et je pars. J'ai beaucoup de mal à marcher... je pleure toujours. Dans la rue, il n'y a plus personne. Comment ai-je pu croire qu'il pouvait m'aimer une seule seconde? Quel idiot! Je déteste cette vie de merde!!! En rentrant chez moi, je pris directement la direction de ma chambre sans voir mes parents. Je me jeta sur mon lit mes larmes redoublant encore et toujours. J'avais mal, je me sentais petit et perdu, seul et faible, poisseux et blessé...je voudrais oublier, oublier tout ça, cette soirée, Fabien, ne plus jamais le revoir...mes pleures se calment petit à petit et je fini par m'endormir.
*~*
Mon réveil sonne, mes yeux s'ouvrent et je me souviens. A mon réveil j'espérais que tout ça ne soit qu'un cauchemar mais non, c'est vraiment arrivé. J'appréhende la journée d'aujourd'hui...au bahut, je sais que je vais me faire insulter et se sera pire qu'avant. Je me prépare et me met en route.
Ça y est, je me trouve devant les portes de l'enfer...oui c'est ça, l'enfer. J'entre comme si de rien n'était. Après tout, peut-être que Fabien a changé d'avis. Mais je vois tout de suite que non, tout le monde me regarde en faisant la grimace, en rigolant. Tous ces regards de travers, moqueurs suivi de chuchotements déplacés. J'ai envie de m'enfuir en courant et de ne jamais remettre les pieds ici. Mais la cloche sonne et tout le monde se dirige vers sa salle de cours, moi compris. Avant d'entrer dans ma salle, un groupe de garçon se met devant moi et m'empêche d'avancer.
« -Alors petit PD, c'était bien hier soir avec Fabien? Parait que t'es une bonne suceuse ma poulette! On pourra en avoir un peu aussi ou bien tu préfère qu'on te paye pour ça ma pute? »
Ses copains rigolent puis ils s'en vont tous. Mes yeux s'humidifient. Dire qu'avant, j'étais populaire, un vrai tombeur de bonnes meufs. Tout le monde voulait être à ma place et maintenant, on me traite de pute. En cours, je reçois à plusieurs reprises des mots d'insultes. C'en est assez, je ne peux pas supporter ça une seconde de plus. Je me lève et je sors de la salle, tentant de retenir mes larmes encore un peu. Je ne veux pas qu'ils voient ma gène, ma tristesse, ma faiblesse. Dans le couloir, je m'effondre en pleure glissant contre le mur jusqu'à être assis, ma tête entre mes genoux. Je sens une main sur mon épaule. Je sursaute et relève la tête. C'est Laetitia, une des filles de ma classe.
« -Ça va?
-Qu'est-ce que tu veux? Te foutre de ma gueule? Hein? Comme tous les autres? Ben va-y je t'en pris, défoules toi!!! »
Elle me regarde, les yeux ronds, étonné de ma réaction. Elle hésite, et après un moment de silence, elle me prend le visage entre ses mains.
« -Tu sais, moi ça ne me fais rien que tu sois gay...après tout c'est ton choix et personne n'a le droit de traiter comme le font les autres. Je trouve ça vraiment moche mais sache que je ne suis pas comme ça.
-C'est vrai? ... en fait, je sais pas si je peux te faire confiance ...
-Bon je vais te dire la vérité, ça me fais chier que tu sois gay parce que tu me plaisais bien mais bon, à part ce petit détail, ça n'a aucune importance pour moi je t'assure.
-C'est gentil, je te remercie. Ça fait du bien de voir que tout le monde n'est pas contre moi... »
Cette fille a réussi à me faire sourire malgré mes larmes qu'elle essuie de ses mains. Elle est vraiment gentille. On se regarde et elle m'embrasse sur la joue. Quelqu'un s'approche de nous. C'est un mec que je n'avais encore jamais vu au lycée. Et mon regard ne peut plus se détacher de cette apparition. Il est très beau, trop beau...grand, brun, cheveux mi-longs, ils nous sourit et s'adresse à nous:
« -Pardon de vous déranger mais je suis nouveau et je cherche la salle de la 1ES2.

# Posté le mercredi 27 février 2008 06:30

Modifié le vendredi 27 février 2009 17:20