j'ai fais...deux version de ce one shoot...l'une avec le point de vu de Thomas et celle là avec le point de vu de Luc. Dites nous laquelle vous préférez! Et donc bien entendu, l'histoire est exactement la même que dans l'article précédant.
David : Magnifique les gars, vous avez été géniaux comme d'hab' quoi! Bravo!*Ouais ouais c'est bon on a compris on peut se casser maintenant? C'est toujours le même refrain...*
Thomas: Ouais merci. Bon on peut rentrer maintenant? Je suis fatigué.
David: Ouais les gars allez-y. Ah non! Laurent et Vincent, un journaliste veut vous voir juste vous deux. Les jumeaux vous pouvez rentrer.
Vincent: A bon? Juste nous deux? Si c'est pas incroyable ça...
Laurent: Ouais, ça change. Bon allez, à demain les amoureux!
Thomas: Ouais...à demain.
*Je sors de la salle de concert et me dirige vers un taxi. Thomas me suit bien entendu. Deux filles vienne à ma rencontre et me demande un autographe. Je ne les regarde même pas. Je m'en fou de ces poufs. Toutes les mêmes...Et puis de toute façon, j'ai Thomas maintenant. Et je n'aimerais personne d'autre à part lui. Je ne pourrais plus jamais aimer quelque un d'autre après Thomas. J'ai connu la perfection avec lui, c'est tout. Je signe donc sans même sourire puis je monte dans le taxi.*
Thomas: Luc, qu'est-ce que tu as?
Moi: Rien...
Thomas: Tu sais que tu peux me parler Luc.
Moi: Ouais, je sais...je t'aime.
*Je m'étends, ma tête sur les genoux de mon amour pour qu'il évite de me posé des questions. Juste pour qu'il me lâche. Je ne veux pas parler ce soir. Nous arrivons à l'hôtel. Je sors et monte dans notre chambre. Je m'enferme dans la salle de bain et je mets la musique à fond. J'ouvre l'armoire et en sort un rasoir. Ne me prenez pas pour un suicidaire mais je veux avoir mal. Tout simplement parce que je suis fatigué de cette vie. Ce n'est même pas un vie!*
Thomas: Luc?
*C'est Thomas, encore Thomas et toujours Thomas...j'ai l'impression d'être harcelé même si je suis fou amoureux de lui. Bon je n'ai plus qu'à ranger ma lame*
Thomas: Luc?!! Stp ouvre!
Moi: Non.
Thomas: Hein? Pourquoi?
Moi: Ça te regarde pas.
Thomas: Bien sûr que si ça me regarde! Je suis ton frère jumeau et je t'aime plus que tout...tu le sais...parle moi Luc...
Moi: Bon si ça te fait plaisir. Tu vois, là, je suis en train de me charcuter le poignet avec une lame de rasoir...
Thomas: Quoi?!! Mais t'es...
*J'ouvre la porte en souriant. Un sourire faux et hypocrite. Mais que voulez-vous. Je ne veux pas qu'il me pose de question.*
Moi: Tu devrais pas t'inquiéter pour moi. Je vais bien ok?
Thomas: Ne me refais plus jamais ça! J'ai eu la peur de ma vie.
*Je m'en vais l'embrasser. Je ne veux pas qu'il se pose de questions. Je ne veux pas qu'il sache que ma vie part en live. Que je n'ai plus envie de rien même plus de lui...Alors je vais faire semblant comme d'habitude.*
Moi: Bon, demain soir on est invité à la soirée promo pour le 1er album d'un groupe italien, je sais plus comment ils s'appellent...parais qu'ils ont à peu près le même âge que nous.
Thomas: Ouais bon, on verra bien.
*On alla se coucher, de toute façon je ne peux plus rien faire avec Tom. Je n'ai plus l'envie ni le courage. Je l'aime oui ça j'en suis sûr je l'aime à en mourir.
*~*
Le lendemain, je me réveil dans le lit deux place de l'hôtel. Thomas est à mes côtés et dort. Qu'est-ce qu'il est beau tout de même...je me rends compte que j'ai beaucoup de chance de l'avoir comme frère et comme copain. Je le trouve beau à dormir ainsi mais je n'arrive pas à sourire. Je ne peux pas. Alors je me lève et me dirige vers la salle de bain. Je prends une douche rapide, très rapide. Quand je sors de a salle de bain, Thomas est devant la porte et me regarde fixement, les yeux gros comme des soucoupes.*
Moi: Bonjour, pourquoi tu me regardes comme ça?
Thomas:...ben, là t'es un peu parfait...beaucoup trop sexy, impossible de résister.
*Je tente de lui sourire. Ce que je fais avec succès. Mais je n'ai pas l'envie, comme pour le reste. Avant, quand j'allais bien, ce compliment m'aurait fait sourire et me jeter dans les bras de mon chéri. Là, je vais l'embrasser mais sans enthousiasme. Il va dans la salle de bain. Quant à moi, j'ai RDV avec un ami...je lui laisse un mot en disant que je vais faire du shopping. C'est la première excuse que je trouve. Et puis ça n'a pas grande importance. Je prends tout ce dont j'ai besoin et je m'en vais sans faire de bruit. Je marche une bonne demi-heure dans la neige. J'ai froid mais je m'en fou. Si je n'y vais pas, je ne tiendrais jamais...J'arrive enfin à l'endroit du RDV.*
...: Tient, voilà le ptit Luluc. Alors, ça y est? T'as bsoin d'une dose c'est ça?
Moi: Tu crois vraiment que je serais venu te rendre visite si je n'en avais pas besoin Ben?
Ben: On ne sait jamais...tiens, ça c'est pour toi et en échange, je voudrais te demander un petit service.
Moi: Un ptit service, vraiment? Pas question. Je te paye pour la merde que tu me refile alors vas te faire foutre.
Ben: Hey tu me parle autrement ok? Si tu fais pas ce que je te dis, fais bien attention à ton ptit cul Luluc. Il doit déjà bien être éclaté par ton frère mais dis-toi que ça pourrait être pire.
Moi: Comment tu sais ça?
Ben: Comme tu es pathétique Luc... C'est toi qui m'a dis que ton frère te baisait un jour où tu étais défoncé. Pour en revenir à ce que tu dois faire: Tiens, vas livrer ça au 6 de la rue Jean Hiruh. Tu me rendras l'argent à ta prochaine visite. Le mec connaît les tarifs...et pas de coup dans le dos ok?
Moi: Hé nan, y'a pas moyen je fais pas de livraisons moi!
Ben: Tu le fais ou j'arrête de te fournir.
*Putin je fais quoi moi? Ce mec connaît la moitié de ma vie et me menace...*
Moi: Bon ok...mais juste cette fois alors.
Ben: C'est bien Luluc...reviens quand tu veux.
*Et il s'en va, traînant les pieds. Je regarde le paquet qu'il m'a donné. Pff...j'en ai même pas pour une semaine avec ça...je regarde le deuxième paquet. Bon ben faut que j'aille le livrer. Après tout j'ai le temps!*
*~*
*Je suis arrivé devant l'appart du mec à qui je dois vendre la coke. Je sonne et l'homme qui vient m'ouvrir est grand, épais et baraqué. Je dirais qu'il me fait presque peur...*
Moi: Bonjour. On m'a demander de vous livrer ça...on m'a dit que vous connaissiez les tarifs.
Le mec: Oh salut, tu dois être Luc...Ben m'a beaucoup parlé de toi. Viens, entre un moment...je m'appelle John.
Moi: Je vous remercie mais je n'ai pas vraiment le temps. Alors si vous pouviez me donner l'argent...
John: L'argent? Qui t'as parlé d'argent? Pardon mais moi je paye en nature...alors tu entres. Et de toute façon je ne vois pas pourquoi il n'y aurait que ton frère qui pourrait profiter de ton joli ptit cul Luluc!
*C'est pas vrai...Ben m'a eu. Je me suis fais avoir comme un débutant. Je ne peux même pas m'enfuir, ce gars est 2 fois plus fort que moi...J'entre alors dans le salon de John. Il me demande directement de me déshabiller. Comme un con, je le fais. Je sais que de toute façon je ne fais pas le poids contre lui...mon c½ur bat de plus en plus vite. Je ne veux pas me faire violer! Lui, il ouvre juste son pantalon et sort sa virilité. Je me sens si petit et inférieur. C'est vrai-je suis maigre, androgyne et nu alors que lui incarne plus la virilité, l'homme. Et le fait qu'il reste habillé me donne l'impression d'être encore plus inférieur.*
John: Bien...hum c'est fou ce que tu me plais Luluc. Je savais que je te trouverais excitant mais à ce point! Alors tu vas commencer par me faire une fellation.
* Oh non...bon je suppose que je n'ai pas le choix de toute manière. Je m'agenouille devant lui tout en essayant de garder mon calme et de ne pas pleurer.*
Moi: Est-ce que je peux prendre une dose avant?
John: Pas question, je veux que tu sois conscient en me faisant ça...par contre moi, j'en veux bien une.
*Il prépara sa mixture, se l'injecta dans le bras puis revient vers moi.*
John: Allez Luluc, suces!
*Ma tête se rapproche lentement de son sexe. Mais apparemment trop lentement à son goût puisqu'il la pousse d'un coup qui me fait ouvrir la bouche et gober le membre de John. Et là, je ne peux m'empêcher de verser des larmes. J'exerce malgré tout des vas et viens puissant avec ma bouche et je joue avec ma langue pour en finir le plus vite possible. Mission accomplie, au bout de très peu de temps, John éjacule dans ma bouche. Il m'ordonne d'avaler. Et je me dis que avaler la semence de Thomas ne me dérange pas étant donné que je l'aime et qu'il est mon jumeau. Mais lui...rien que d'y penser, j'ai envie de vomir. Je me force pourtant. Je me demande si maintenant il va me laisser partir ou si il va aller plus loin encore...*
John: Hum...tu es très doué Luc...j'aimerais faire plus, bien plus avec toi mais le prix c'est le prix, ça suffit pour ce que tu m'a apporté. Mais reviens quand tu veux!
*Il s'en va dans une autre pièce, me laissant en plan, choqué et à poil. Je m'habille donc en vitesse avant qu'il ne change d'avis et sors en courent de son appartement. J'essaye de penser à autre chose. Avec tout ça, il est déjà 15h. Le temps de retourner en centre ville, et se sera l'heure de la soirée promo. Mais il faut d'abord que je mange quelque chose. J'ai encore ce goût horrible dans ma bouche...et voilà, j'y repense et cette fois je n'arrive pas à me retenir de vomir sur le trottoir. Heureusement qu'il n'y a personne dans cette rue. A la limite je crois que ça me serais égal si il y avait du monde. Je m'écroule en pleurant contre le mur. Je me suis fait violer...c'est un peu comme si j'avais trompé Thoms non? Ces temps si, on ne faisait plus beaucoup l'amour. Je refusais à chaque fois. Avec la drogue et l'alcool, je ne mangeais presque plus et je ne voulais pas qu'il me voit tel que je suis devenu. J'étais aussi devenu très faible et j'avais peur de ne pas être à la hauteur. Et pourtant, j'ai accepté que ce gros dégueulasse me voit ainsi. Je me suis laisser faire, manipuler. Ma vie n'est faite que de regret. Je suis nul, faible et influençable...quelle vie! Je ne mérite même pas la vie!! Mais qu'est-ce que je fous ici? Ma seule raison de vivre était la musique. Aujourd'hui, c'est Thomas et je ne suis même pas capable de le rendre heureux. Je dois manger...Là bas, il y a une boulangerie. J'achète un petit pain au chocolat. J'adore le chocolat. ... Mon dieu que c'est dur de penser à autre chose...je n'y arrive pas...je prends le bus et arrive devant la salle de la soirée promo. Je suis un peu en avance mais il y a déjà du monde à l'intérieur. Je vais directement au bar pour m'emparer d'une coupe de champagne, puis d'une deuxième, puis une troisième, et encore une quatrième.*
...: Salut, dis-moi, tu n'abuserais pas un peu sur le champagne toi?
*Un mec, qui a l'air d'avoir à peu près le même âge que moi se tient devant moi, en souriant. Il s'empare lui aussi d'une coupe.*
Moi: Et alors? Si ça peu nous faire oublier nos problèmes un petit moment...
...: Tu n'as pas tort. Je m'appelle Jovani. Je suis le chanteur des tagada di fragile Et toi? Tu es Luc n'est-ce pas?
Moi: Ouais, c'est ça...
*Il commence à me raconter sa vie dans le groupe, comment ils se sont rencontré et formé. A vrai dire, je m'en fous, mais il me tient compagnie et m'oblige à ne pas trop penser. Au bout d'un moment, alors que nous sommes assis à une table tous les deux avec notre septième coupe de champagne à la main, je vois le reste de mon groupe arriver.*
Thomas: Hey! T'es déjà là Luc? Ça va?
Moi: Salut, oui oui ça va. Je te présente Jovani, le chanteur des tagada di fragole le groupe italien.
Jovani: Salut, tu es Thomas, le jumeau de Luc c'est ça?
Thomas: Oui c'est ça. Bon je vais me chercher quelque chose à boire.
*J'ai parlé un peu dans le vide enfin je ne sais pas c'est bizarre...je crois que les sept coupes que j'ai bu y sont pour quelque chose. Je vois le monde plus beau, je suis conscient mais tellement heureux d'un coup! J'écoute Jovani parler. Il me plait beaucoup! Thomas...Thomas il est partit je ne sais pas où. Tant pis pour lui, il ne pourra pas partager la beauté de ce monde avec moi! Jovani s'approche de mon oreille:*
Jovani: Luc...suis-moi, j'ai une surprise pour toi...
*Une surprise, c'est vrai? Ça alors, ça faisait longtemps qu'on ne m 'avait pas fait de surprise! Génial! Je ne peux m'empêcher de rire à l'annonce de cette nouvelle et Jovani me tire par la main pour sortir de la pièce. On prend un taxi et j'atterris dans une chambre d'hôtel. Jovani me dit des truc que je ne comprends même pas mais je m'en fous, il est beau je trouve...Il m'embrasse et me déshabille mais je crois que je ne réalise pas vraiment, comme si c'était un rêve...Je suis allongé sur le lit et lui est nu aussi au dessus de moi. Ses caresses me font frissonner. Il prend ma virilité entre ses doigts et fait des vas et viens avec sa main. Puis sa tête descend pour qu'il fasse des vas et viens avec sa bouche. Et alors que je suis au bord de l'orgasme, il cesse toute activité pour me retourner. Il se penche vers mon oreille et me chuchote des choses incompréhensibles. Il caresse mon dos en me pénétrant tandis qu'un cri rauque s'échappe de ma bouche. Là aussi, ses vas et viens violents, puissants me font frémir et me font monter très haut jusqu'à l'orgasme. Nous avons éjaculé tous les deux et nous nous endormons doucement.
*~*
Je me réveille et vois Jovani nu à mes côtés. Je suis nu aussi. Et merde. Voilà qu'en une seule journée j'ai trompé Thomas deux fois! Je suis vraiment trop nul...je me hais Thomas ne me mérite pas. J'ai un mal de crâne atroce...l'alcool. Il est 2h10. Je pense rentrer sinon Thomas va s'inquiéter...
Dans la rue, je marche lentement. Je titube encore un peu et j'ai de violentes nausées. A certains moment, je ne peux m'empêcher de me pencher sur le trottoir pour vomir ce qu'il reste dans mon estomac. C'est-à-dire pas grand-chose. Il me faut bien 10 minutes pour trouver la bonne clef qui servira à ouvrir la porte. Mais la clef n'a pas le temps de faire un demi tour car la porte s'ouvre toute seule! En fait, il y a Thomas derrière donc je suppose que c'est lui qui l'a ouverte...*
Thomas: Luc!!!
Moi(*le trousseau de clé a la main comme un con*): Ben tu dors pas Thomas?
Thomas: Comment j'aurais pu m'endormir, je savais pas où tu étais, je m'inquiétais!
*Il me prit dans ses bras. Je cru étouffer tellement il me serrait fort! Je ne savais pas si je pouvais me permettre de le repousser après ce que j'avais fait. Mais je ne sais pas ce que je ferais si il avait envie de faire l'amour ce soir.*
Thomas: T'étais où? T'as fais quoi? Avec qui?
Moi(*le repoussant*): Nan mais c'est quoi cet interrogatoire? Tu me surveille maintenant? Laisses moi tranquille stp...
Thomas: Quoi?! Mais Luc c'est normal que je...
Moi: Non, arrêtes, je veux pas discuter...bonne nuit.
*Je cours dans la salle de bain, m'enferme et mets la musique à fond. J'entends tout de même mon frère qui frappe à la porte en criant mais je ne veux pas l'entendre, je ne veux pas le voir. En fait je ne veux surtout pas que lui m'entende vomir et pleurer à la fois. Je me dégoûte vraiment. J'ouvre la petite armoire à pharmacie qui fait office de miroir et en sort la lame de rasoir qui n'a encore jamais servit. Pourtant j'en ai eu des envies de me faire du mal, de sentir la douleur s'emparer de mon corps jusqu'à la mort...lentement...comme en ce moment. Mes larmes coulent toujours sur mes joues tandis que la lame s'approche doucement de mon poigner. J'exerce une légère pression puis un long mouvement vers la droite avec le rasoir. Trois gouttes de sang tombent tour à tour à terre. Je ferme les yeux et m'allonge. La lame est rouge, et comme pour mieux l'imprégner de cette couleur, je la replonge dans ma blessure en appuyant plus fort. De plus en plus fort. J'ai arrêté de pleurer mais je regarde la plaie avec dégoût alors que mon sang chaud ne cesse de s'écouler sur le carrelage froid. Je ne peux plus penser et j'ai mal...très mal. Je me lève en titubant. Le sang coule partout dans la salle de bain. Je ne vois que du rouge partout, partout...j'ouvre à nouveau l'armoire pour en sortir la came que j'ai acheté ce matin. Je fais la mixture et à l'aide d'une seringue, je l'injecte dans mon bras déjà blessé. Il y a tellement de sang que je n'arrive plus à trouver de veine. Puis je me rallonge. Ma vision change, je ne sens plus la douleur. Alors je m'empare à nouveau de la lame de rasoir pour l'enfoncer à nouveau dans mon bras ensanglanté...
*~*
Je me réveille dans la salle de bain, entouré de sang, une seringue non loin de moi et je me rappelle. J'ai mal au bras. Je baigne dans mon propre sang et la douleur devient insupportable. Je me lève malgré tout, range la pièce et nettoie tout ce rouge avant de prendre une douche rapide et de me bander le poigner. Je reçois un sms sur mon portable: « salut, c'est Jovani! Tu es partit sans dire au revoir...serait-il possible qu'on se revoit? » Je sort de la pièce dans laquelle je suis enfermé depuis 2h30 du matin et trouve Thomas endormi dans le lit alors qu'il est déjà 11h30. Il n'a pas du dormir beaucoup à cause de moi... je sais qu'il s'inquiète. Je donne RDV à Jovani dans un bar non loin de l'hôtel pour midi.
*~*
Quand j'arrive devant le bar, l'italien m'attend déjà. A ma plus grande surprise, il m'embrasse pour me saluer. Étonné, je ne réagis pas et me laisse faire. Si Thomas me voyait! On s'installe et on parle de nos vies respectives. Enfin lui surtout, moi j'essaie de ne pas m'étendre sur mes problèmes. J'apprends qu'il est gay et que hier soir ce n'était pas que sous l'effet de l'alcool. J'apprends aussi qu'il se drogue, tout comme moi. Ça fait pas mal de point commun déjà! En partant, on se fixe un nouveau RDV et il me file des cachets pour rester en forme malgré tout.
*~*
Cinq jours sont passés depuis la soirée promo et j'ai passé ces cinq jours en compagnie de Jovani. Il me filait de la drogue gratuitement et on faisait l'amour chez lui presque en non-stop. Je ne peux pas dire que j'étais heureux mais je me sentais bien. Quand je rentrais à l'hôtel le soir, Thomas me harcelait, me posait des questions. Normal me direz-vous, je disparais la journée sans rien dire. Mais j'arrivais toujours à esquiver. Et comme pour me punir de tromper l'homme que j'aime, je m'enfermais dans la salle de bain et enfonçais la même lame de rasoir dans mon poigner un peu plus loin chaque jour. Aujourd'hui, je n'ai pas pu voir l'italien. On avait une répétition avec le groupe. Mais on se voit ce soir dans un bar. Je l'attends assis à une table. Il arrive, on s'embrasse. Je suis très fatigué alors il me donne toujours ces mêmes cachets qui me donnent de l'énergie. Jovani me dit des choses gentilles, rassurante. C'est le seul mec qui agit ainsi avec moi. Il me prend les mains et me chuchote à l'oreille:*
Jovani: Tu sais que tu es le mec le plus bandant de la planète?
*Je souris à cette déclaration et il m'embrasse langoureusement. L'instant d'après on entend une chaise tomber. Je me retourne et vois mon frère, les larmes aux yeux sortir en courant. Je m'excuse au près de mon amant et je cours à la suite de Thomas. Heureusement que Jovani m'a donné des cachets parce que je n'aurais jamais été capable de ça. Dehors il fait froid mais je ne sens presque pas ce détail même si de la buée s'échappe de ma bouche. Thomas est déjà loin devant. Il a toujours couru plus vite que moi. Je le vois trébucher et tomber. Je m'arrête alors de courir. Des sanglots secouent le corps de mon frère, face contre terre. Je m'approche de lui doucement.*
Moi: Thomas
Thomas: ...
Moi: Allez Thomas, je t'en prie, relèves toi.
*Je le prends dessous les bras pour le relever. Il me regarde, un air interrogateur dans ses yeux me font comprendre que je n'aurais aucun échappatoire cette fois. Je vais devoir tout lui expliquer.*
Moi: Viens Thomas, on rentre à l'hôtel.
*Nous marchons dans les rues froides et humides, tous les deux, sans un mot...On arrive à l'hôtel et mon frère gigote pour que je le lâche mais je lui résiste. Je ne veux pas le lâcher. Il ne dit rien, il y a seulement des larmes qui roulent sur ses joues pâles. Je le tourne vers moi et nos regards se croisent et se fixent. Le mien est rempli de larmes. Pourquoi? Je ne dit rien, je le regarde seulement. Thomas s'est arrêté de pleurer. Au bout de quelques instant, je me jette dans ses bras et fond en larme.*
Thomas(en me repoussant):Luc, lâche moi...ne me touche pas...comment tu peux encore me regarder, me prendre dans tes bras, comment tu peux pleurer après ce que tu as fais...tu me dégoûtes.
Moi: Thom...Thomas, tu...je...je sais même pas quoi te dire...
Thomas: Y a rien a dire, je veux plus jamais entendre parler de toi Luc.
*Je reçois cette phrase comme une claque. La plus douloureuse de toute mon existence. Il tourne les talons, s'apprêtant à partir mais se retourne vers moi. On se regarde encore une fois, une dernière fois, longtemps, trop longtemps. Et mon amour fond à nouveau en larmes et commence à s'en aller. Mais je le retiens. Je ne veux pas qu'il parte, je l'aime trop, j'ai besoin de lui...si seulement j'arrivais à lui dire tout ça. Mais rien ne sort, que mes sanglots.*
Moi: Stp...ne me laisse pas...Thomas...je t'aime...
Thomas(se retournant vers moi en criant): Pourquoi? Pourquoi tu me fais souffrir? Je me suis posé des questions, j'asseyais de savoir ce qui pouvait t'éloigner de moi, pourquoi ça n'allait pas. Je m'inquiétais et toi en attendant, tu passais tes journées avec ce...je comprends pas...
Moi: Mais y a rien a comprendre Thomas. Je sais pas moi-même...non, je sais pas. Je t'aime, et je veux pas que tu partes. Restes Thomas, je t'en pris...reste, pour moi...
Thomas: Pour toi? Pour toi Luc?! Bien sûr avant j'aurais fais n'importe quoi pour toi, mais non, je peux pas. Je ne ferais plus rien pour toi, jamais.
*Nous pleurions tous les deux et je fini à nouveau dans ses bras. Cette fois il ne repoussa pas Il avait besoin de ma présence autant que j'avais besoin de la sienne. Je sentais son c½ur battre contre moi, sa peau si douce, son odeur, tout me semblait exceptionnel, magnifique, merveilleux chez lui et pour une fois, sans l'aide d'aucune drogue. Pour ça, je ne voulais pas lui dire. Apprendre que son jumeau se drogue et se mutile en plus d'apprendre qu'il se fait violer et qu'il trompe son copain, je veux pas. Il dessert son étreinte autour de moi et me regarde.*
Thomas: Luc, pourquoi? Et qu'est-ce que tu comptes faire maintenant?
Moi : Thomas, tu sais que je t'aime plus que tout. Je donnerais ma vie pour toi...
Thomas: Luc, je t'offre ma vie. Si tu m'aime vraiment, offres moi la tienne...
*Je le regarde un instant et je hoche la tête en signe d'approbation. Oui, je veux lui offrir ma vie, je n'est plus que ça à lui donner, il a déjà tout le reste. Thomas me pris la main et nous sortîmes en prenant soin d'emporter les clés de la voiture de notre chauffeur. Il neigeait et nous marchions dans les rues sombres, main dans la main. De la buée s'échappait de ma bouche. Arrivé à la voiture, je m'installai au volant et Thomas à côté. Je démarrai et le regardai, sans rien dire. Après plusieurs secondes, je relâchai la pédale d'embrayage pour avancer. Mon jumeau alluma la radio. Notre trajet dura dix minutes. Nous arrivâmes sur une route totalement déserte. « Wenn nichts mehr geht » passait à la radio. Au loin un virage. Il se rapprochait peu à peu. A toute vitesse. Je pris la main de mon frère. Je le regardai, une dernière fois. Dehors, le froid et la neige avait rendu la route dangereuse. J'appuyai sur l'accélérateur. Le virage se rapprochait et nos mains se resserraient.*
« Wenn nichets mehr geht werde ich ein Engel sein fur dich allein. Und dir in Jeder dunklen nacht erschein' . Und dann fliegen wir weit weg von dir, wir werden uns nie mehr verlier'n »(quand rien n'ira plus, je serais un ange rien que pour toi. Pour toi j'apparaîtrais dans les nuits les plus sombres et nous nous envolerons loin d'ici. Nous ne nous perdrons plus jamais.)
* Ma voix emplie toute la voiture. Mon c½ur battait. Mais je n'avais pas peur. Thomas était avec moi. La voiture accélère. Les images défilent. De plus en plus vite. Je me sens bien. Thomas, je t'aime...pardonne moi...*
Un coup de frein, la radio qui grésille, un bruit énorme, un fossé, puis plus rien...seulement une phrase en boucle, chanté par un ange pour son frère, son amour...
« wir werden uns nie mehr verlier'n »
« wir werden uns nie mehr verlier'n »
« wir werden uns nie mehr verlier'n »
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