Fiction n°4 - chapitre 4:

Fiction n°4 - chapitre 4:
Le lendemain, je fus de nouveau réveillée par une surveillante. Pris le petit déjeuner avec mes amies et alla en cours. J'avais deux heures de maths, avec Edward qui continua à m'observer sans jamais m'adresser la parole, puis deux heures d'histoire à nouveau avec lui.
A midi, je retrouva Marlène et les filles pour manger. Elles me proposèrent de venir avec elles en ville faire un peu de shopping. Je refusa poliment. J'avais envi d'être seule, en plus un nouveau film qui semblait être intéressant sort aujourd'hui au cinéma, je pris la décision d'aller le voir. Je pris le bus qui me déposa juste devant le cinéma. Je pris mon billet et m'installa dans une salle pratiquement vide. Il devait y avoir maximum sept personnes moi avec. Soudain la porte s'ouvrit sur Jade. Malgré l'abondance de place, elle s'installa à côté de moi. Je la regardais incrédule. Le film commença. C'était l'histoire d'un vampire qui tomba amoureux d'une humaine. Normalement, je n'aime pas vraiment les histoires à l'eau de rose mais celle-là était bien. Je resta jusqu'à la fin du générique pour profiter de la musique. Les lumières s'allumèrent tout à coup et j'eus eut juste le temps de voir Jade sortir de la salle presque en courant. Je resta interdite. Cette fille était vraiment bizarre. Je me leva et marcha tranquillement jusqu'à l'arrêt de bus où se trouver Jade. Je fus à peine arrivée que le bus s'arrêta pour nous faire entrer. Je fus surprise de voir mes amies au fond et alla les rejoindre me disant que je parlerais du film à Jade demain. Elles me racontèrent leur après-midi et moi mon film.
Après le repas du soir, s'organisa un petit défilé improvisé dans notre chambre. Je n'aurais jamais cru que huit puissent tenir dans une pièce aussi petite. Les filles voulaient absolument me montrer ce qu'elles avaient acheté. Puis on discuta garçons. Heureusement pour moi, la surveillante arriva juste au bon moment pour dire d'aller nous coucher car Marlène commençait à aborder le sujet d'Edward. Pas que cela me gêne, enfin si un peu, mais je ne souhaite pas vraiment que cela fasse tout le tour du lycée et surtout arrive aux oreilles du principal intéressé.
Le lendemain matin fut comme les précédents. Mon premier cours de la journée était Allemand, avec Jade. Je comptais bien lui parler du film. J'arriva en cours et m'installa. Elle arriva pile à la sonnerie complètement essoufflée et alla s'asseoir à côté de moi. Je lui lança le temps de sortir ses affaires, respira un bon coup et me tourna vers elle. A ce moment elle se tourna également vers moi.

« Qu'as-tu pensé du film ?

# Posted on Tuesday, 03 February 2009 at 2:18 PM

Edited on Sunday, 01 March 2009 at 1:58 PM

Fiction n°4 - chapitre 5:

Fiction n°4 - chapitre 5:
Il me fallut une seconde pour me rendre compte que c'était à moi qu'elle parlait, une autre pour assimiler ce qu'elle venait de me dire et deux autres pour ordonner à mon cerveau de fermer ma bouche.

-Euh ... le film? J'ai adoré, même si je ne suis pas trop film à l'eau de rose. Et l'acteur principal et trop beau .

Elle éclata de rire.

-Oui j'avoue qu'il est pas mal. C'est clair que c'est beaucoup à l'eau de rose, mais j'ai quand même aimé. J'adore les histoires de vampires. Et la musique est géniale.
-Moi aussi j'adore les histoires de vampires et je suis toute à fait d'accord avec toi pour la musique. »


On passa toute l'heure à parler de musique, de nos groupes préférés, des genres de musiques qu'on écoute. Je découvris pourquoi cette fille me fascinée tant, c'est parce qu'elle est moi sommes pareilles. Pour une fois que je rencontre quelqu'un comme moi. Je souris pour moi-même.

-Tu sais que c'est l'acteur principal qui joue le piano et la guitare dans toutes les musiques du film? Me demanda-t-elle
-Non, c'est pas vrai. Il est doué, répondis-je étonnée.
-C'est clair. Je voudrais trop savoir jouer d'un instrument, mais bon il faut bien l'avouer je suis une grosse paresseuse. Je trouve que d'apprendre à jouer d'un instrument est trop long. C'est pour ça que je préfère chanter.
-Tu sais bien chanter?
-Oui, enfin d'après les autres.
-Trop bien, moi je sais pas chanter mais par contre je sais jouer de la guitare.
-Vraiment, tu sais bien en jouer?
-ça va je me débrouille pourquoi?
-J'ai écrit des chansons mes j'ai pas de musique, tu veux bien m'aider.


Cette dernière phrase me surprise. Je ne parlais à cette fille que depuis une demie heure environ et elle voulait déjà que je l'aide à composer des chansons.

-Oui, je veux bien.
-Tu as ta guitare à l'internat?
-Non, répondis-je déçue, mais je peux la ramener la semaine prochaine.
-Génial.


Elle me fit un grand sourire auquel je répondis.
La cloche sonna la fin du cours. Rosalie m'attendait devant la porte et bombarda de questions pour savoir de quoi on venait de parler.

# Posted on Saturday, 07 February 2009 at 2:40 PM

Edited on Sunday, 01 March 2009 at 1:58 PM

Fiction n°4 - chapitre 6:

Fiction n°4 - chapitre 6:
Je lui répondis vaguement et on alla rejoindre les autres. Samedi arriva trop lentement à mon goût. Je pris le train en direction de la capitale où habite ma famille d'accueil. Le voyage dura une heure. J'adore prendre le train. On a l'impression que le temps s'arrête. Arrivée à la gare, une voiture m'attendait et m'emena "chez moi". Mes "parents" n'étaient pas là, comme d'habitude, toujours à des galas de charités, au travail ou en train de faire du shopping. Je me légumisa devant la TV jusqu'à se que ma "mère" arrive.

"-Bonjour ma chérie! Comment s'est passée ta semaine?
-Euh plutôt bien et toi?
-Horrible! Je n'ai pas eu un moment à moi! D'ailleurs ce soir nous organisaons un diner pour te présenter à nos amis. C'est pour ça que je suis rentrée plus tôt, pour t'emener faire du shopping."


Elle me regarda de haut en bas avec un air méprisant. Elle m'acheta une robe dont le prix comportait trois chiffres.
Vers 20h, les invités arrivèrent:
Les Krohn, un couple quintagénaire sans enfants dont le mari était banquier et la femme héritière d'une grande chaine de magasins.
Les Vogel, un couple allemand tellement riches qu'ils ne travaillaient pas. Leur fils Adam avait mon âge, plutôt beau, grand, des yeux noisettes, cheveux noirs, mi-longs, un sourire ravageur, athletic.
Et les Mordri, issus de la haute bourgeoisie, s'occupant d'une société maritime datant de 1850. Eux aussi on un fils: Etienne. Lui aussi de mon âge, exactement comme Adam sauf qu'il était blond vénitien avec des yeux émeuraudes.
Mes "parents" me présentèrent et commençèrent à raconter ma vie. Cela dura jusqu'au milieu du diner, puis ça dériva vers "est-ce que c'est bien d'adopter? Pourquoi?" J'étais assise à côté d'Adam et en face de lui se trouvait Etienne. Ils se connaissaient depuis qu'ils étaient tout petits, ils étaient comme des frères, c'est pour ça que leurs yeuillades ne me choquèrent pas. Ils se dépèchèrent de manger leur désert et partirent au petit salon. Ils connaissaient l'appartement apparement. Je finis moi aussi et décida d'aller les rejoindres pour faire connaissance. J'ouvris la porte et retrouva la pièce vide, la TV allumée. J'entendis des bruits s'échapper d'une des chambres d'amis qui donnait sur le petit salon et dont la porte était entrouverte.

# Posted on Monday, 16 February 2009 at 11:45 AM

Edited on Friday, 27 February 2009 at 4:43 PM

Fiction n°5

Fiction n°5
Vendredi sept décembre 2007, 7h00 du matin

Ca y est, c'est le grand jour ! Ce soir Julien va me demander de sortir avec lui. Oh mon journal si tu savais comme je l'aime...enfin ça doit te faire bizarre que je sache déjà ce qu'il va me demander. C'est que nous savons tous les deux que nous sommes amoureux l'un de l'autre. En fait on était dans la même classe l'année dernière et je suis même la première fille qu'il a rencontrée dans ce lycée où il ne connaissait personne. Je trouve ça plutôt flatteur. Quoiqu'il en soit à cette époque il ne s'était rien passé et puis cette année je ne sais pas il y a eu une sorte de déclic. On a commencé à se dire bonjour quand on se croisait, sous prétexte que nous étions dans la même classe avant, alors que l'année précédante, on ne se parlait jamais! On a fini par échanger nos adresses MSN et dès lors je suis tombée follement amoureuse de lui. Je crois bien que ma meilleure amie va bientôt péter les plombs à force de m'entendre parler de lui! La façon dont on a su qu'on s'aimait sans vraiment le dire? On parlait d'un futur couple de ma classe actuelle sauf que je ne voulais pas lui dire qui était la fille. Comme ça l'embêtait, il m'a dit que si je lui disais pas qui était la fille, il allait faire des recherches sur la personne que moi j'aimais. Et je lui ai répondu qu'il en avait le droit. Il m'a alors posé des tas de questions le décrivant physiquement et je lui répondais à chaque fois le plus sincèrement possible. Ensuite j'ai posé des questions à mon tour me décrivant moi et on avait vu juste. Et ce soir nous allons au cinéma, donc c'est flagrant ! J'ai hâte d'être à ce soir. Mais en attendant j'ai une lourde journée de cours qui m'attend...je n'arriverais pas à m'empêcher de penser à lui. Ce soit être normal non ? Pour tout te dire, je suis un peu déçue : au départ, on devait aller voir un concert et je trouvais ça vachement romantique. On aurait pu se donner notre premier baiser en plein milieu de la fosse, sous les projecteurs, avec la musique qui nous aurait fait vibrer, et puis on se serait tenu la main durant tout le concert. Mais c'est tombé à l'eau...après tout un ciné c'est pas mal non plus. Juste un peu banal... le plus important c'est que je l'aime, lui aussi et ce soir, on sera ensemble pour de bon. Bien sûr, je te raconterais tout dans les moindres détails mon journal adoré.



Samedi huit décembre 2007, 21h45:

Hier était l'un des plus beau jour de ma vie. Ou disons plutôt que c'était l'un des plus beau soir mon existence. Le ciné c'était pourrit, le film était pourrit et puis Julien et moi n'étions encore que des amis...mais cela a bien changé à présent. Et je suis heureuse heureuse heureuse!!! Et je l'aime je l'aime je l'aime!!! Je crois que je pourrais passer mon temps à penser à lui, à me dire que je l'aimerais toujours et qu'on passera notre vie ensemble. Après le cinéma, on s'est mis en route pour rejoindre des amis dans un bar. Mais on est en avance et puis il pleut. Alors on s'abrite sous un porche. Enfin je ne sais pas exactement comment appeler cela. Un porche oui ou bien une ancienne galerie, sombre et miteuse. Quoi qu'il en soit, c'est le moment qu'a choisi Julien pour aborder notre situation relationnelle. Les battements de mon coeur s'accéléraient, j'avais le souffle court mais un sourire illuminait mon visage tellement j'étais heureuse. Et nous nous sommes embrassé. Un sentiment de soulagement et surtout de bien-être m'envahie. Nous avons alors repris notre route vers le bar, le sourire aux lèvres et pourtant la pluie continuait de tomber, mais ça, je m'en moquais. Tenir sa main était tout ce qui m'importait. Arrivés dans ce fameux bar, nos amis Tom et Guy nous félicitent, nous disent que se n'est pas trop tôt. Ils ont raison. Je commende une bière, me blottie contre Julien. Nous passons tous une bonne soirée. Julien doit partir, je l'embrasse tendrement et on se donne rendez-vous pour le lendemain (aujourd'hui en fait) à 9h au lycée. Peu après le départ de Julien, Bertrand arrive. Bien sûr il n'est pas encore au courant. C'est Tom qui lui annonce la nouvelle et il est à la limite de se jeter sur sa chaise à la place de s'assoir. Il ne dit rien, juste "c'est cool". Et ça fait rire tout le monde. La soirée se termine, je rentre chez moi. Ce matin au lycée je retrouve mon Julien avec bonheur bien que la timidité soit encore de mise. Nous prévoyons déjà d'avoir 52 enfants, 3 chiens, 2 chats, 1 hamster et 6 poissons rouges! Je lui parle du futur couple de ma classe et je lui dis même qui est la fille. C'est Sarah qui est amoureuse de Guy et on décide tous les deux de faire quelque chose. Nous prévoyons donc de retourner au cinéma le week-end prochain avec nos deux futurs tourtereaux. Mais on n'ira surement pas voir le même film qui hier!



Samedi 15 décembre 2007, 20h13


Cher journal, hier nous sommes allés au cinéma comme prévu. Eh oui encore, mais quand c'est avec Julien j'aime aller au cinéma ! Cette fois il y avait aussi Sarah et Guy qui maintenant sont ensemble. Et je me dis que c'est en partie grâce à Julien et moi. Ça fait sacrement plaisir. On a regardé un film d'horreur, Saw IV, et même si j'en ai pas vu grand-chose, j'ai adoré ! Ne me demande pas pourquoi j'en ai pas vu grand-chose je vais me sentir gêné...Après le film, on a constaté qu'il ne s'était rien passé entre Guy et Sarah alors nous avons tous décidé d'aller dans la salle de jeu juste à côté. Là on s'est séparé en deux groupes (et ce n'était même pas volontaire !) : Julien et moi d'un côté et Sarah et Guy de l'autre. On les a laissé tranquille. Et ça a été bénéfique pour notre couple également cette soirée cinéma. C'est à partir de là qu'on s'est sentit vraiment bien ensemble...Mais au moment où on s'est dit qu'il fallait peut-être penser à rentrer parce qu'il commençait à se faire tard, on ne retrouvait plus les deux autres ! On les a cherché partout dans le cinéma, la salle de jeu, le bar, le bowling, et puis on a enfin réussi à les trouver : on les a vu alors qu'on regardait dehors par les fenêtres de la salle de jeu. Ils étaient étroitement enlacé et s'embrassaient...je trouvais ça tellement mignon, j'étais tellement heureuse pour eux deux ! D'ailleurs Julien s'est foutu de moi d'être aussi touché par cela. Mais je m'en fou, je suis rentrée chez moi, le sourire aux lèvres. Tu sais, ce sourire niais qu'ont les amoureux. Celui qui va parfaitement bien avec ce regard qu'on a dans le vide, pensif à celui que l'on aime. Pensif à ses lèvres dans notre cou, à ses mains sur notre corps, à son regard que l'on trouve si tendre. On pourrait trouver ça vraiment nul mais quand on est dedans c'est tout à fait différent. C'est à peine si on se rend compte de l'absurdité de la chose ! Et puis d'abord, on ne trouve pas ça absurde du tout. L'amour nous ferait faire n'importe quoi, surtout au début, quand on tombe dedans comme c'est le cas ici. J'ai l'impression d'avoir trouvé l'amour de ma vie, celui qui partagera tous les moments forts de cette existence à mes côtés, et je trouve ça vraiment chouette. Vraiment chouette d'avoir quelqu'un sur qui on peut compter, s'appuyer à ce point. Je sais que Julien m'aime et savoir que l'on est aimé est un sentiment bien agréable...



Jeudi 10 janvier 2008, 22h50

Les vacances de noël sont terminées...et bizarrement, je trouve que c'est mieux ainsi. Je ne voudrais plus repasser des vacances comme celles que je viens de vivre. Tout ça parce que j'ai longtemps été éloignée de Julien. J'aurais bien écrit « Mon Julien » mais je ne suis pas possessive de réputation. Aussi je me rends bien compte que tu dois trouver ma réaction quelque peu...niaise mon cher journal. Ce n'est pas moi, c'est l'amour qui écrit ! Ne te montre pas si impatient mon confident ! Je vais te raconter pourquoi mes vacances ont terriblement manqué de Julien :
Je suis partie quelques jours pour Noël chez mes grands-parents qui habitent tout là-haut sur la carte. Malheureuse chose que voilà, pile quand je rentrais, Julien partait pour une semaine. La séparation fut longue, d'autant que c'était la première. Lorsqu'il est enfin rentré, nous prévoyions de nous voir. Il devait passer me prendre chez moi pour un diner avec sa famille. Mais le destin s'est acharné et la neige avait rendu tout passage de voiture trop dangereux. Ainsi nous devions attendre nouvel an avant de nous revoir. Sarah avait organisé pour nouvel an une petite soirée chez elle avec quelques amis. Alors Julien est venu me chercher en début d'après-midi à la gare. Et pour nos « retrouvailles », on a voulu faire un petit jeu : ne pas s'embrasser jusqu'à ce qu'on soit chez lui. Et on l'a fait ! Tu dois un peu halluciner, ça doit paraitre vraiment bête, mais...sur le moment, quand on s'aime, c'est dur. Arrivé chez lui, on s'est regardé dans le blanc des yeux pendant de longues secondes avant de celer nos lèvres. Et puis on est allé chez Sarah pour l'aider à tout installer, décorer, etc...il y avait Ambre aussi qui nous a fait des tours de magie en attendant que les autres arrivent. Il y avait Marion, Clémence, Tom, Guy et Bertrand. On écoutait de la musique en discutant, une bière à la main. Les garçons ont fait une partie de billard, Clémence nous a montré ses talents de danseuse classique. La partie de billard part en live. Vodka. Strip-poker. La majorité ne sait pas jouer. Manzana. Julien s'installe, tout le monde s'installe, Bertrand essaye d'expliquer les règles du jeu. Rhum. Je fais la conne. Conneries, Bertrand se lève, s'énerve, fout une chaise à côté de Julien pour m'obliger à m'assoir. Bertrand qui m'embrasse, Julien à côté qui ne voit rien ou qui est trop bourré je ne sais pas. Rien qu'un tout petit bisou très sage. Temps de réaction limité, on passe à autre chose. On ne comprend pas le poker, Julien va fumer, je descends avec lui et on écoute Never too late de Three Days Grace. Je suis blottie dans ses bras, j'ai froid. On remonte, les autres on mit un film. Je ne sais plus le titre, je suis dans les bras de mon chéri. Tom se fait chier et se sent mal, il va déplier le clic-clac de l'autre côté de la TV. Julien s'endort, le film est fini, impossible de le réveiller. Les autres ont rejoins Tom sur le clic-clac de l'autre côté de la TV. Je décide de laisser Julien pioncer, moi je suis pas venue pour dormir. Y a plus trop de place sur le clic-clac, tout le monde se sert, je me mets entre Bertrand et Clémence. Bertrand m'ouvre ses bras, je m'y installe. Il m'enlace, je suis bien, lui aussi. On se prend les mains, on se caresse, il me chatouille, on change de position. On est tête à tête, on se regarde, on fait abstraction du reste. Il n'y a plus que nous. Juste nous. Nos lèvres sont à trois centimètres les unes des autres et je n'ai qu'une envie : les unir. Caresser ses lèvres avec les miennes, sa langue qui danse avec la mienne, doucement...on ne s'embrasse pas non. Pas une deuxième fois. J'ai une main dans ses cheveux, caressant sa nuque, lui en a une sur mon ventre. On reste silencieux, nos regards expriment tout ce qu'il y a à savoir. Je tombe amoureuse. Amoureuse de lui pour la deuxième fois. La réalité nous revient peu à peu. Julien dort toujours, les autres veulent jouer à action ou vérité. Jeu qui ne fait pas long feu. Bertrand commence à raconter une histoire. Le genre d'histoire d'horreur ou on est tenu en haleine jusqu'à la fin. Fin où l'on sursaute sous l'effet de surprise. Bertrand finit son récit en poussant un cri d'horreur. Je sursaute et gueule avec lui. Fou rire général, tout le monde à eu peur, et même avec tous ces cris, Julien ne s'est pas réveillé. Mon c½ur bat encore très fort à cause de cette histoire, je me rapproche de Bertrand. Il me regarde avec envie. Je ne dois pas l'embrasser...non je ne dois pas. Mais j'en ai tellement envie ! Je m'éloigne, je ne veux plus être tentée. Il ressert son étreinte. Comment résister à ça ? Facile, Julien se réveille. Je me sépare bien vite des bras si protecteurs de Bertrand. J'y étais si bien...Je m'installe cette fois dans les bras de Julien sur le canapé où il dormait. Les autres sont sur le clic-clac derrière la TV, ils dorment pour certains ou discutent. Bertrand se lève, fait semblant de se resservir une bière et nous regarde. Eprouve-t-il de la gène ? De la jalousie ? Moi de l'envie...Nos regards se fixent longuement...
J'ai passé le reste de la nuit avec Julien, mes pensées occupées par Bertrand. Pourquoi ? Je l'aime...Et tu veux que je te dise mon journal ? Je suis dans la merde.




Dimanche 13 janvier 2008, 15h03

Cette nuit, j'ai eu un SMS de Bertrand, et ce n'est pas le premier ! J'en ai assez je ne sais plus quoi penser. Je déprime complètement alors que je devrais être la fille la plus heureuse de la Terre ! Bertrand à l'air de...m'aimer...ou du moins il essaye de me le faire comprendre. Et n'était-ce pas ce que je voulais à la rentrée ? Mais de l'autre côté, j'ai Julien et je suis toujours aussi amoureuse de lui. Je suis dans une de ces situations où on se sent complètement perdu, où on a envie de remonter le temps pour tout changer. Je me pose trop de questions...dois-je quitter Julien et accepter les avances de Bertrand ? Dois-je envoyer Bertrand balader ? Dois-je les laisser tomber tous les deux ? Ou peut-être pourrais-je les tromper tous les deux et en profiter un maximum ! Non ça ne va pas, ça ne me ressemble pas. Je ne suis pas si...perfide et malhonnête. L'autre jour, je suis allée voir Tom. Je lui ais dit :
« -je crois que j'ai un problème...c'est possible d'être amoureuse de deux personnes à la fois ?
-Non petite c'est pas possible. Et je vais te dire, t'es dans la merde...
-Merci, ça je l'avais compris toute seule.
-En tout cas, fais attention. Réfléchis bien et fais pas de conneries. Je veux pas que tu sois triste, tu ne mérites pas ça.
...
Je devrais pas t'le dire petite mais...tu sais quand on est sortit du bar le soir où Julien et toi vous vous êtes mis ensemble, ben...Bertrand m'a dit qu'il t'aimait « un peu trop ». Je sais, ça n'arrange pas tes affaires mais je tenais à te le dire. »
C'est horrible. Je me sens mal quand je suis avec Julien. Je n'ose plus répondre quand il me dit « je t'aime ». Et j'ai le sourire et les yeux qui brillent quand Bertrand m'envoie qu'il avait adoré le moment à nouvel an, que c'était surnaturel et qu'il n'oubliera jamais ma peau sous ses doigts...Il va falloir que je choisisse entre les deux je crois mon cher journal ! Et ça va être très très dur.


# Posted on Sunday, 14 June 2009 at 10:47 AM

Edited on Thursday, 27 August 2009 at 10:31 AM

OS 21:

OS 21:
Encore un matin ordinaire.
Encore un trajet ordinaire.

Je prends tous les matins le même train pour aller à mon lycée.
*********************Le même train, à la même heure.

Et dans ce train il y a tous les jours le même mec. Si beau, si mystérieux...
*****************Tous les jours j'essaye de me persuader d'aller lui parler. Rien que faire connaissance, mais je n'y parviens pas.

Cet inconnu me fascine. J'y suis accro depuis le début de l'année. J'ose même espérer qu'il pense quelques fois à moi de la même manière que je pense à lui. Je lance un regard plein d'espoir dans sa direction, je l'observe, longtemps, et ce, jusqu'à ce qu'il le remarque. Il finit toujours par se sentir épié et tourne la tête vers moi. Nos yeux se fixent un long moment puis je détourne le regard, gêné. Je sais bien que je pourrais profiter de ce moment pour engager une quelconque conversation mais je me sens totalement bloqué en sa présence. Il dégage quelque chose de peu commun et qui m'attire irrémédiablement vers lui. Ce sentiment me fait peur.

Le train ralentit, premier arrêt : la personne à côté de moi se lève et sort. Mon fantasme prend sa place et je crois que je rougis. Tout à coup, je ne sais plus quoi faire de mes mains. A vrai dire, j'aimerais en glisser une discrètement sur sa cuisse mais je n'en aurais jamais le courage...alors je me racle la gorge...pour ne rien dire. Pathétique !

« Comment tu t'appelles ? »

Je me tourne vers lui et constate avec embarras que c'est à moi qu'il pose la question.

« Erwan »
« Erwan. Serais-tu capable de répondre le plus honnêtement du monde à une question ? »
« Euh...je...ferais ce que je peux. »
« Pourquoi n'arrêtes-tu pas de me fixer ? Je te plais ? »
« Ca fait deux questions. »

Il me sourit et s'approche de moi jusqu'à ce que je me cogne à la vitre du train.

« C'est bien ce que je pensais, merci pour ta franchise. Tes yeux sont magnifiques...»

J'ai l'impression qu'il va me bouffer et ça ne me déplait pas du tout ! Une douce chaleur m'envahit mais il s'éloigne au moment où je croyais qu'il allait m'embrasser. Je souffle un coup. Il me dit qu'il s'appelle Angel. Ca lui va si bien...trop bien.

Le train ralentit, deuxième arrêt : les portes s'ouvrent et le wagon se retrouve bondé entre les passagers peu nombreux qui le quittent et ceux trop nombreux qui y rentrent. Dans cette agitation, Angel me prend par la main et m'entraine avec lui, se faufilant entre les voyageurs jusqu'aux toilettes. Il referme la porte dernière lui avec précaution mais ne se retourne pas. La tête contre la porte, il soupire.

« Est-ce que tu vas bien ? je lui demande »
« T'es-tu déjà demandé ce qu'il y avait de plus fort que l'amour, au-delà de l'amour ? Non ? ... La fascination...et c'est ce que je ressens pour toi...je crois... »
« C'est plutôt moi qui devrais dire ça ! »
« Non ne dis rien laisse-moi parler. Je me sens tellement faible en ta présence. J'ai l'impression que tu lis en moi. Te voir comme ça tous les jours, vouloir engager une conversation sans jamais en avoir le courage, me poser des tas de questions...il fallait bien que je craque un jour. Et maintenant que c'est fait je fais quoi ? »
« Embrasse-moi c'est tout. »

Angel se retourne enfin vers moi, les yeux humides et avec un air de dire « c'est vrai je peux ? » qui le rend trop mignon. J'esquisse un sourire et le rejoins pour l'embrasser. Nos souffles se mêlent, puis nos langues et le baiser devient plus passionné. Le désir monte, je plaque Angel de plus en plus contre la porte et ses mains caressent mon dos. Et puis il enlève progressivement mon T-shirt avant d'échanger les rôles. On oublie complètement l'environnement dans lequel nous nous trouvons. J'enlève son T-shirt et caresse son torse en me disant qu'il est vachement bien foutu...j'en serais presque jaloux mais je n'ai de pensées que pour ses mains qui trifouillent l'ouverture de mon pantalon.

« Tu as vraiment des yeux magnifiques... »

Je souris et l'embrasse à nouveau. Une érection commence à se faire ressentir sous les caresse d'Angel, surtout lorsqu'il me délaisse afin de retirer son jeans. Je passe ma langue sur mes lèvres, puis sur les siennes et Angel embrasse mon cou, mon torse, mon nombril et retire mon pantalon. Le désir que nous éprouvons l'un pour l'autre en ce moment est surprenant, violent, inattendu. Mais cela permet de combler l'attente de cette rencontre. Angel embrasse mon sexe à travers mon boxer puis remonte embrasser mes lèvres. Ses mains se glissent partout jusque dans mon sous-vêtement. Nos baisers débordent, on ne s'applique plus, seule la satisfaction de notre désir compte. Je n'ai plus de boxer, ma virilité dressée frotte contre le seul vêtement qu'il reste à mon partenaire quand ce dernier se sépare de mes lèvres.

« J'en peux plus fais-moi l'amour ... »

Angel retire son boxer. On se regarde quelques secondes avant de se jeter littéralement l'un sur l'autre. Nos baisers et caresses se font plus insistants, on s'essouffle, on valse jusqu'au mur où je le soulève. Ses jambes s'enroulent autour de ma taille, il se cambre, tête en arrière, je n'ai jamais rien vu de si beau. Je titille son téton, il prend ma tête entre ses mains, j'entre un doigt dans son intimité, il gémit. J'attends qu'il se détende pour remuer et en ajouter un deuxième. J'aime lui donner du plaisir, j'aime entendre Angel gémir par mes mains.

« Hum...plus... »

Je descends au prochain arrêt et ce moment que je commence à redouter va bien tôt arriver. Alors je lui donne plus. Je retire mes doigts et enfonce mon membre gonflé à la place, assez violement pour qu'il ressente du plaisir mais juste ce qu'il faut de douceur pour qu'il n'ait pas mal. Il soupire, je suis bien, il s'habitue, je commence des vas et viens. Je ne peux retenir longtemps mon envie d'aller plus vite et plus fort. Angel cherche plus, ses mouvements de bassin de plus en plus prononcés ajoutent du plaisir. Il me regarde intensément, et commence à se masturber. Il m'excite encore plus. Même sa main sur ma nuque m'excite ! Je vais plus vite, Angel éjacule en soupirant mon prénom. Je vais encore en lui plus violement avant de me libérer à mon tour. Je repose Angel sur la terre ferme, me blottis contre lui, dépose un baiser sur son épaule.

« On va arriver en gare, dis-je »
« Je sais...je sais. »

Nous nous rhabillons et le train ralentit. Quelle synchronisation ! Nous sortons des toilettes, le sourire aux lèvres. Le train s'arrête complètement, je prends mes affaires. Angel me regarde, passe sa langue sur ses lèvres encore rougies. Les portes s'ouvrent, je me dirige vers la sortie.

« A demain matin. »

Je me retourne, lui lance un clin d'½il et descends sur le quai. Oui on se revoit demain, et après-demain, et tous les autres jours...

# Posted on Friday, 04 September 2009 at 7:26 AM

Edited on Thursday, 12 November 2009 at 1:38 PM